Wegovy : elle perd 32 kg, en reprend 9 en deux mois et raconte tout sans tabou
On en entend parler partout, dans les magazines, sur les réseaux, entre amies. Les traitements injectables pour perdre du poids font rêver beaucoup de femmes qui se sentent bloquées malgré leurs efforts. Mais que se passe-t-il vraiment quand on arrête ? Sierra, maman de deux enfants, a tout vécu de l'intérieur. Sa histoire est à la fois inspirante, bouleversante… et terriblement instructive.
Wegovy : quand rien d’autre ne fonctionnait
Après la naissance de son fils en 2020, Sierra pesait 92 kg pour 1,68 m. Pas question de baisser les bras : elle essaie le sport, le jeûne intermittent, le régime keto. Rien ne bouge vraiment. Elle oscille entre 88 et 93 kg pendant trois longues années.
En consultant son médecin, elle s’attendait à voir une diététicienne. Elle repart avec une prescription de Saxenda, un traitement injectable quotidien de la famille des GLP-1, ces molécules qui imitent une hormone de satiété. Résultat : environ 9 à 10 kg perdus en trois mois. Encourageant, mais pas suffisant à ses yeux.
Le passage à Wegovy : efficace… mais costaud
En février 2023, sa médecin lui propose Wegovy, version hebdomadaire du même type de traitement. Les stocks étant limités, seules les doses élevées sont disponibles. Sierra démarre donc directement fort — et le ressent immédiatement.
Les effets indésirables s’enchaînent :
– Fatigue intense, au point de ne plus pouvoir fonctionner normalement – Maux de tête violents – Nausées et constipation par vagues – Perte d’appétit marquée – Absence totale de soif, l’obligeant à boire des boissons enrichies en électrolytes pour rester hydratée

Malgré tout, les kilos fondent. Sierra atteint 60 kg et se sent enfin bien dans sa peau. Un vrai tournant.
L’arrêt du traitement : le retour inattendu de la balance
C’est là que tout se complique. Sierra décide d’arrêter une première fois en mai. Fin juin, 5 kg sont déjà revenus. Elle reprend le traitement, l’arrête à nouveau fin septembre… et observe alors un effet rebond qui l’inquiète profondément.
La balance monte, semaine après semaine. Deux mois après sa dernière injection, elle a repris 9 kg. Elle confie, émue : *« J’ai presque eu envie de pleurer. Je ne veux pas revenir en arrière. Je ne veux pas redevenir comme j’étais. »*
Ce phénomène est documenté. Le site Vidal.fr rappelle que troubles digestifs et fatigue figurent parmi les effets indésirables fréquents du Wegovy, et que l’arrêt sans accompagnement peut provoquer une reprise rapide. D’où l’importance capitale d’en parler avec son médecin — et si besoin, d’être suivie par un diététicien ou un psychologue — avant même de commencer ce type de traitement.
Entre mieux-être et regard sur soi : le vrai combat
Ce qui touche le plus dans le témoignage de Sierra, c’est cette ambivalence très humaine. À 82 kg, elle dit se sentir *« tellement mieux sans le médicament »* — plus d’énergie, plus de nausées, l’impression d’être redevenue elle-même. Et pourtant : *« Je n’aime pas la façon dont je me vois. Je ne sais pas où aller à partir de là. »*
Ce n’est pas juste une histoire de kilos. C’est une histoire de réconciliation avec soi.
En France, Wegovy et Mounjaro devraient être partiellement remboursés par l’Assurance maladie à partir de juin 2026 — de quoi relancer le débat sur ces traitements et, surtout, sur l’accompagnement indispensable qui doit les entourer.
Prendre soin de son corps, c’est aussi prendre soin de sa tête.









