Sydne Rome, star oubliée des années 70 : comment elle a tout surmonté après un accident qui a changé son visage

Publié le 5 août 2026
Sydne Rome, star oubliée des années 70 : comment elle a tout surmonté après un accident qui a changé son visage

Elle était partout dans les années 70 : sur les affiches, dans les magazines, sur les écrans européens. Sydne Rome incarnait une certaine idée du glamour, avec ses boucles blondes et ses yeux clairs qui ne laissaient personne indifférent. Puis un jour, tout a basculé. Un accident de voiture, des séquelles permanentes, une vie à reconstruire. Et pourtant… elle est toujours là. Plus inspirante que jamais.

Une Américaine qui a fait le choix de l’Europe

Née en 1951 à Akron, dans l’Ohio, Sydne Rome n’a pas grandi dans l’ombre de Hollywood. Mais très tôt, la passion du jeu s’impose à elle. Elle suit des cours, monte sur les planches, peaufine son talent avec sérieux.

Le problème ? Aux États-Unis, on ne voit en elle qu’un joli visage. Les rôles proposés ne reflètent pas sa vraie valeur artistique. Alors elle prend une décision audacieuse : elle part. Direction l’Europe, où le cinéma respire différemment. Ce choix va tout changer.

La gloire, les comparaisons avec Bardot et David Bowie

C’est Roman Polanski qui lui offre sa grande chance au début des années 70, en lui confiant le rôle principal du film *What?*. La critique est partagée, mais son nom s’impose sur la scène internationale. On commence à la comparer à Brigitte Bardot — sa présence à l’écran, son charme naturel, cette façon qu’elle a d’occuper l’espace devant une caméra.

Sydne refuse pourtant de se laisser enfermer dans une seule case. Elle veut être une actrice, pas simplement une icône. Et elle y parvient, jusqu’à partager l’affiche avec David Bowie dans *Just a Gigolo*. Une carrière au sommet, construite avec détermination.

Une vie riche, bien au-delà des plateaux

Dans les années 80, Sydne élargit encore son univers. Musique, documentaires, télévision… elle explore, elle crée, elle évolue. Loin des paillettes, elle trouve aussi une belle stabilité personnelle aux côtés de son compagnon, le médecin Roberto Bernabei.

Elle devient mère d’une fille, puis adopte deux petites filles brésiliennes — une expérience qu’elle décrit comme l’une des plus précieuses de sa vie. Une femme accomplie, dans tous les sens du terme.

L’accident qui a tout bouleversé

En 2009, la vie lui impose une épreuve inattendue. Lors d’un trajet en voiture avec l’une de ses filles, Sydne est victime d’un grave accident. Le déclenchement de l’airbag provoque une lésion nerveuse sérieuse, entraînant une paralysie faciale partielle et des marques visibles et durables sur son visage.

Sa fille s’en sort indemne — un soulagement immense. Mais Sydne, elle, entame une longue reconstruction, physique et émotionnelle. Pour une femme dont le visage a fait la une des magazines pendant des années, cette transformation représente un défi immense.

La plus belle des revenantes

Elle aurait pu disparaître. Se retirer discrètement. Beaucoup l’auraient compris. Mais Sydne Rome n’est pas du genre à baisser les bras. Elle reprend le travail, retrouve les plateaux italiens, intègre le casting récurrent de la série *Don Matteo*. Son talent, lui, n’a pas bougé d’un centimètre.

Aujourd’hui, ceux qui la croisent ne la reconnaissent pas toujours. Mais ceux qui connaissent son histoire lui vouent un respect sincère et profond. Elle a traversé la gloire, la transformation, la douleur — et elle est ressortie plus forte, plus vraie, plus elle-même.

Le vrai courage, c’est de continuer à briller même quand la lumière change.