À partir de février 2026, vos médicaments préférés pourraient vous coûter plus cher : ce qui change vraiment

Publié le 6 juin 2026

Imaginez que votre traitement habituel, que vous récupériez gratuitement en pharmacie, passe soudainement de 0 à plusieurs euros, même avec une ordonnance en poche. C’est le scénario qui se profile pour janvier 2026 : plusieurs produits de santé très courants ne seront plus intégralement pris en charge, y compris pour les personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD). Une mesure qui fait déjà grincer des dents et qui pourrait bouleverser le quotidien de nombreux Français.

Pour saisir ce changement, il faut se pencher sur un chiffre : 5,5 milliards d’euros. C’est le montant des économies que l’Assurance Maladie vise en 2026. Parmi les pistes explorées, l’une d’elles agite particulièrement les esprits : le déremboursement partiel de certains médicaments, jugés à « service médical rendu faible ».

En théorie, cela peut paraître technique. Mais en pratique, qu’est-ce que ça signifie ? Concrètement, des remèdes très répandus, mais considérés comme peu efficaces par les autorités sanitaires, ne seront plus couverts à 100 %… et cela concerne même les patients les plus vulnérables.

À partir de février 2026, vos médicaments préférés pourraient vous coûter plus cher : ce qui change vraiment

Les médicaments dans le viseur : lesquels sont concernés ?

La liste est longue, mais voici quelques noms bien connus du grand public :

  • Gaviscon, utilisé contre les reflux gastro-œsophagiens
  • Spasfon, pour soulager les douleurs digestives
  • Dexeryl, destiné aux peaux sèches ou atopiques
  • Bétadine, employé pour la désinfection cutanée

Jusqu’à présent, ces produits étaient remboursés à 100 % pour les patients en ALD (diabète, cancer, maladies chroniques…). À partir de 2026, ils ne seront plus pris en charge qu’à hauteur de 15 %, comme pour le reste de la population.

Ordonnance ou pas, la différence s’estompe

Ce qui étonne le plus les gens ? Le fait que même avec une prescription médicale, ces médicaments ne seront quasiment plus remboursés. Et la plupart des mutuelles santé ne couvrent pas ces produits, sauf si vous avez souscrit une option spécifique.

Résultat : des traitements que vous obteniez gratuitement à la pharmacie pourraient désormais représenter une dépense mensuelle non négligeable.

Pourquoi agir maintenant ?

C’est un rapport conjoint de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) et de l’Inspection générale des finances qui a remis le sujet sur la table. Selon leurs estimations, le déremboursement de ces seuls médicaments permettrait d’économiser près de 90 millions d’euros.

Autre domaine touché : les cures thermales, dont le taux de remboursement pour les patients en ALD passerait de 100 % à 65 %. L’objectif affiché ? Rediriger les fonds publics vers des traitements jugés réellement efficaces et encourager une prescription plus adaptée aux besoins médicaux.

Que signifie vraiment « service médical faible » ?

Le service médical rendu (SMR) est un indicateur utilisé par la Haute Autorité de santé pour évaluer l’intérêt d’un médicament. S’il est classé comme « faible », cela signifie que son efficacité n’est pas suffisamment prouvée, ou qu’il existe des alternatives plus performantes.

Cela ne veut pas dire qu’il est inutile dans tous les cas. Pour de nombreux patients, ces traitements restent importants pour leur qualité de vie au quotidien.

Ce qui vous attend concrètement à partir du 1er février 2026

À partir de février 2026, vos médicaments préférés pourraient vous coûter plus cher : ce qui change vraiment

Si vous êtes en ALD :

Les médicaments concernés ne seront plus remboursés à 100 %. Une partie, voire la totalité, sera à votre charge, en fonction de votre contrat de complémentaire santé.

Si vous n’êtes pas en ALD :

Aucun changement : remboursement à 15 % sur ordonnance, ou pas de prise en charge si le médicament est acheté sans prescription.

Ce changement, bien que toujours en attente de décret officiel, pourrait être entériné dans les semaines à venir. Il peut donc être utile de relire votre contrat de mutuelle, ou d’en parler avec votre médecin pour envisager des alternatives prises en charge. Parce que parfois, même un petit ajustement tarifaire peut avoir un impact important sur votre budget santé.