Ces deux symptômes nocturnes que vous ne devriez surtout pas ignorer, selon un médecin

Publié le 8 octobre 2026
Ces deux symptômes nocturnes que vous ne devriez surtout pas ignorer, selon un médecin

On a toutes tendance à minimiser certains petits signaux que notre corps envoie la nuit. Une transpiration un peu abondante, une douleur qui passe… On se dit que ça va aller, qu'on est juste fatiguée. Sauf que parfois, ces manifestations nocturnes méritent vraiment qu'on s'y attarde. Le Dr Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo, tire la sonnette d'alarme sur deux symptômes précis qui peuvent, dans certains cas, cacher quelque chose de plus sérieux.

Des sueurs nocturnes qui trempent les draps : quand faut-il s’inquiéter ?

On parle bien sûr de sueurs nocturnes — mais pas n’importe lesquelles. Pas celles qui surviennent pendant une grippe, en pleine canicule, ou lors de la ménopause. Non, le Dr Kierzek évoque quelque chose de bien plus marqué : une transpiration si abondante qu’elle oblige à changer de vêtements ou de draps en pleine nuit, sans aucune explication évidente, sans fièvre, sans chambre surchauffée.

Ce type de transpiration excessive, qui réveille en nage sans raison apparente, peut être un signal d’alerte. Il peut notamment être associé à un lymphome, une leucémie ou encore une tumeur neuroendocrine. Autrement dit, ce n’est pas un symptôme à balayer d’un revers de main si cela se répète régulièrement.

La bonne question à se poser : est-ce que ça arrive souvent, sans explication logique ? Si oui, une consultation médicale s’impose.

Des douleurs osseuses nocturnes : le signal à ne pas confondre

Deuxième symptôme à surveiller de près : les douleurs osseuses qui surviennent la nuit. Et là encore, attention à ne pas faire de confusion. Il ne s’agit pas de courbatures après une séance de sport intense ou d’une douleur passagère après une chute.

Le Dr Kierzek parle de douleurs très localisées — au niveau de la colonne vertébrale, du bassin ou des fémurs — qui réveillent en seconde partie de nuit et qui ne s’apaisent pas en changeant de position. Ce détail est important : si bouger ne soulage rien, le corps envoie peut-être un message différent de la simple fatigue musculaire.

Ces douleurs-là peuvent parfois traduire un myélome multiple, des métastases osseuses liées à certains cancers, ou encore des formes de leucémie. Rien d’alarmiste pour autant : le but n’est pas de s’inquiéter au moindre mal de dos, mais d’apprendre à faire la différence entre une gêne banale et un signal persistant et inexpliqué.

La fatigue au réveil : le troisième signe à prendre en compte

Ces deux symptômes prennent encore plus de sens lorsqu’ils s’accompagnent d’une fatigue intense dès le matin — celle qui ne part pas même après une bonne nuit, et qui s’installe dans la durée. C’est ce type de fatigue chronique qui doit pousser à consulter rapidement.

Le médecin précise également que d’autres signaux nocturnes — comme une toux persistante, des besoins fréquents de se lever, ou des inconforts abdominaux — sont moins spécifiques, mais qu’un changement durable ne doit jamais être laissé de côté.

Le message est simple : notre corps nous parle la nuit aussi, et l’écouter est le meilleur réflexe qu’on puisse avoir pour notre santé.