Une femme reçoit un diagnostic de cancer et pense qu’une viande populaire en est la cause

On pense souvent que mener une vie équilibrée suffit à nous protéger. Que si on mange « à peu près bien » et qu’on se sent en forme, tout va rouler. Et pourtant… Parfois, un petit grain de sable vient tout bouleverser. C’est ce qu’a vécu Lucie Morris-Marr, une journaliste reconnue en Australie, au sommet de sa carrière, lorsqu’un diagnostic inattendu est venu tout remettre en question. Une histoire qui donne à réfléchir sur ce que nous consommons sans vraiment y penser.
Quand tout bascule sans prévenir
Lucie vivait une période très positive : son livre venait de paraître, elle était invitée à des conférences, des festivals… En un mot, tout allait bien. Et puis, un jour, le couperet est tombé : diagnostic de cancer colorectal. « C’est comme si mon identité avait été effacée », confie-t-elle. Le choc a été brutal, d’autant plus qu’elle se sentait « en pleine forme » physiquement.
Comment, alors, expliquer une telle nouvelle quand on ne présente aucun signe d’alerte ? C’est cette question qui a poussé Lucie à enquêter sur sa propre vie, et notamment sur son alimentation.
Charcuterie industrielle : le piège discret du quotidien
En creusant, une information revient sans cesse : les charcuteries industrielles sont fortement suspectées d’augmenter le risque de cancer colorectal. L’Organisation mondiale de la santé les classe même dans la catégorie des produits les plus nocifs, au même titre que le tabac.
Lucie a d’abord cru que ça ne la concernait pas. « Je ne suis pas une grosse consommatrice de viande », pensait-elle. Et puis, elle a repensé aux tranches de lard à Noël, aux plateaux de charcuterie à l’apéritif, à la pizza au chorizo du vendredi soir. Ces petits plaisirs devenus habitudes… qui, mis bout à bout, forment une vraie consommation régulière.
50 grammes par jour : un seuil à surveiller
Ce que Lucie a découvert l’a bouleversée : selon l’OMS, consommer seulement 50 g de viande transformée par jour — soit deux tranches de lard — suffit à augmenter le risque de cancer colorectal de 18 %. Plus on en mange, plus le risque augmente. Ce n’est pas une question de panique, mais d’information. Et c’est là que le bât blesse.
« Où sont les avertissements ? Pourquoi personne ne nous en parle ? », s’interroge-t-elle. Si le lien est connu depuis des années, peu de campagnes de prévention l’évoquent clairement. Résultat : on continue de consommer sans se douter du danger potentiel.
Ce que contient vraiment notre charcuterie adorée
Le problème ne vient pas de la viande elle-même, mais de ce qu’on lui ajoute pour la conserver et l’aromatiser. Les nitrates et nitrites notamment, deviennent nocifs une fois chauffés ou digérés. À cela s’ajoute une forte teneur en sel et en matières grasses, qui peut aussi avoir un impact sur la tension artérielle ou le cœur.
Et soyons honnêtes : même en pensant « manger équilibré », il est facile de laisser ces produits s’infiltrer dans notre quotidien. Une tranche de jambon industriel ici, une saucisse là… et voilà un cocktail que notre organisme n’apprécie pas autant que nos papilles.
Une prise de conscience salutaire (mais sans culpabiliser)
Lucie ne cherche pas à blâmer ou faire peur. Elle-même l’admet : « Je ne saurai jamais exactement ce qui a causé mon cancer. Mais j’aurais aimé être mieux informée. » Son objectif ? Faire passer le message que certaines habitudes alimentaires méritent qu’on les questionne.
Son histoire est un rappel précieux : même un simple sandwich industriel peut avoir un impact à long terme. Loin de tout alarmisme, c’est un appel à une vigilance douce. Un « réveil » nécessaire pour repenser notre rapport à l’alimentation transformée.
Et si, dès demain, on apprenait à lire un peu mieux les étiquettes et à chouchouter notre santé… un repas après l’autre ?