Jonathann Daval en prison : travail, métamorphose physique et procédures judiciaires… ce que l’on sait de sa vie à Ensisheim

Presque une décennie s'est écoulée depuis l'arrestation de Jonathann Daval. Condamné en novembre 2020 à 25 ans de réclusion criminelle pour la mort de sa femme Alexia, il purge sa peine à la maison centrale d'Ensisheim, en Alsace. Entre révélations de sa mère, transformation physique remarquée et rebondissements judiciaires, le quotidien de l'un des détenus les plus médiatisés de France continue d'intriguer.
Une vie derrière les barreaux, rythmée et structurée
Après un passage en isolement à la maison d’arrêt de Dijon, Jonathann Daval a rejoint Ensisheim en mai 2021. Là-bas, son quotidien s’est peu à peu organisé. C’est sa mère, Martine Henry, qui a levé le voile dans son livre *Moi, maman de Jonathann*, paru en 2022.
Elle y révèle que son fils travaille en détention, de 7h à 11h30 puis de 13h30 à 16h30. Sa tâche ? Assembler des bobines de rallonges électriques. Une activité qui lui rapporterait environ 600 euros par mois, dont une partie est reversée aux parties civiles et mise de côté pour sa future réinsertion.
En dehors du travail, le sport occupe une place importante dans ses journées. Et selon les surveillants pénitentiaires comme son avocat, Maître Randall Schwerdorffer, Jonathann Daval est décrit comme un détenu modèle.

Une transformation physique qui n’est pas passée inaperçue
C’est en mai 2024, lors de son passage au tribunal correctionnel de Besançon, que les observateurs ont remarqué un changement frappant. Finis le regard fuyant et la silhouette effacée du procès de Vesoul. L’ancien informaticien est apparu nettement plus musclé, sûr de lui, transformé.
* »Physiquement, il s’est totalement transformé. Il s’est très bien exprimé »*, a confié son avocat après l’audience. Une évolution que Maître Schwerdorffer attribue à un * »parcours exemplaire »* et à de * »vraies remises en question »*. Le sport intensif pratiqué en détention semble avoir joué un rôle central dans cette métamorphose.
Un feuilleton judiciaire qui s’est enfin refermé
En parallèle de sa détention, Jonathann Daval a dû faire face à une autre procédure. Il était poursuivi pour * »dénonciation calomnieuse »* après avoir, lors de l’instruction, accusé à tort son beau-frère Grégory Gay d’être impliqué dans la mort d’Alexia. Les parents de cette dernière lui réclamaient 60 000 euros de dommages et intérêts.
En avril 2024, le tribunal correctionnel de Besançon a prononcé sa relaxe, estimant que ses déclarations s’inscrivaient dans le cadre de sa défense. La famille ayant fait appel, la cour d’appel de Besançon a rendu sa décision définitive le 13 juin 2025 : la relaxe est confirmée.
Ce volet judiciaire est désormais clos.
Quand pourrait-il envisager une libération conditionnelle ?
Sa condamnation est assortie d’une période de sûreté de 12 ans et demi. En comptant sa détention provisoire débutée en janvier 2018, Jonathann Daval pourrait théoriquement solliciter un aménagement de peine aux alentours de 2030, et envisager une libération conditionnelle vers 2035 — sous réserve d’une réinsertion prouvée, d’un suivi médical et d’une évaluation favorable du juge d’application des peines.
L’une des affaires criminelles les plus marquantes de ces dernières décennies n’a pas fini de faire parler d’elle.









