« Après l’Ozempic, vais-je reprendre tout mon poids ? » : 8 femmes sur 10 découvrent ce symptôme lorsqu’elles arrêtent le Wegovy ou le Mounjaro

Publié le 23 juin 2026
« Après l’Ozempic, vais-je reprendre tout mon poids ? » : 8 femmes sur 10 découvrent ce symptôme lorsqu’elles arrêtent le Wegovy ou le Mounjaro

Alors que Wegovy, Mounjaro et Ozempic séduisent par leur efficacité sur la perte de poids, les effets observés après l’arrêt du traitement restent moins connus. Des études récentes mettent en lumière un phénomène fréquent qui pourrait surprendre de nombreux patients.

Pendant des mois, ces traitements ont occupé les conversations, les réseaux sociaux et les témoignages de personnes en quête d’une perte de poids importante. Leurs résultats impressionnants ont parfois donné l’image d’une solution simple et rapide. Pourtant, un aspect reste souvent dans l’ombre : ce qui se passe après l’arrêt du traitement. Et les observations des chercheurs pourraient bien surprendre celles et ceux qui envisagent cette option.

Wegovy, Mounjaro et Ozempic : des traitements qui séduisent par leurs résultats

Depuis plusieurs années, l’Ozempic, le Wegovy et le Mounjaro suscitent un intérêt croissant. Initialement développés pour certaines indications médicales précises, ces médicaments injectables sont également connus pour leur impact sur la perte de poids.

Leur popularité a pris une ampleur considérable, notamment grâce aux nombreux témoignages relayés sur internet. Chez certains patients, la perte de poids observée peut atteindre entre 15 % et 25 % du poids initial, des résultats qui expliquent l’engouement actuel.

Le 28 mai dernier, le ministère de la Santé a d’ailleurs annoncé que le Wegovy et le Mounjaro pourraient être remboursés à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie dans le cadre du traitement de l’obésité. Cette prise en charge reste toutefois soumise à des critères stricts, avec une prescription initiale réalisée par un médecin spécialiste et un suivi médical encadré.

Le symptôme qui surprend de nombreux patients après l’arrêt

Si les résultats obtenus pendant le traitement sont bien documentés, les effets de son interruption le sont beaucoup moins auprès du grand public.

Pourtant, plusieurs spécialistes observent un phénomène récurrent : le retour progressif, parfois marqué, de la sensation de faim. Quelques semaines après l’arrêt, de nombreux patients rapportent une augmentation de l’appétit, des envies plus fréquentes d’aliments sucrés et une attention accrue portée à la nourriture, notamment en fin de journée.

Selon les observations relayées par plusieurs experts, ce retour de la faim constitue souvent le premier signe annonçant une reprise de poids. Il s’agit d’un mécanisme biologique lié à l’arrêt de l’action du médicament sur l’organisme.

Pourquoi la sensation de satiété diminue-t-elle ?

Le sémaglutide, principe actif de l’Ozempic et du Wegovy, agit notamment sur les mécanismes qui régulent l’appétit.

En plus de contribuer à la régulation de la glycémie, cette molécule ralentit la vidange de l’estomac. Conséquence : la sensation de satiété dure plus longtemps et les prises alimentaires sont souvent réduites.

Lorsque le traitement est interrompu, ses effets ne disparaissent pas immédiatement. Le médicament reste présent dans l’organisme pendant plusieurs semaines avant que son action ne s’atténue progressivement. L’appétit revient alors peu à peu et la sensation de satiété retrouve son niveau d’avant traitement.

C’est précisément cette évolution qui peut rendre le maintien de la perte de poids plus difficile.

Les études montrent une reprise progressive du poids perdu

Des chercheurs ont analysé 37 études consacrées à l’arrêt des traitements destinés à la gestion du poids, notamment ceux à base de sémaglutide ou de tirzépatide, la molécule utilisée dans le Mounjaro.

Leurs conclusions sont particulièrement marquantes. En moyenne, les participants ayant utilisé ces traitements avaient perdu environ 15 kilogrammes pendant leur prise. Un an après leur arrêt, ils avaient repris près de 10 kilogrammes.

Selon les estimations des chercheurs, la tendance observée pourrait conduire de nombreux patients à retrouver leur poids initial dans un délai d’environ 18 mois.

Plusieurs médecins rappellent ainsi que ces traitements ne remplacent pas les changements durables des habitudes de vie. Pour préserver les bénéfices obtenus, il est généralement nécessaire de mettre en place, pendant le traitement puis après son arrêt, de nouvelles habitudes alimentaires et une activité physique régulière. Sans cet accompagnement, les résultats peuvent progressivement s’estomper.

Ces observations rappellent qu’au-delà de la perte de poids, le véritable défi consiste souvent à maintenir sur le long terme les habitudes favorisant un équilibre durable et une meilleure santé.