Affaire Lyhanna : les propos glaçants du suspect le soir de la disparition de la fillette

Publié le 19 juin 2026
Affaire Lyhanna : les propos glaçants du suspect le soir de la disparition de la fillette

Dans le Gers, la disparition de Lyhanna, 11 ans, à Fleurance, a rapidement mobilisé les habitants et les forces de l’ordre. Alors que les premières recherches s’organisent dans l’inquiétude, un témoignage clé vient relancer l’enquête et en modifier la portée.

Dans une petite commune du Gers, une disparition d’enfant à Fleurance a bouleversé les habitants et plongé une famille dans l’angoisse. Le 29 mai à Fleurance, Lyhanna, une fillette de 11 ans, ne rentre pas du collège. Très vite, les premières recherches s’organisent dans un climat d’inquiétude encore diffus, sans signe immédiat de drame. Mais quelques jours plus tard, un témoignage va attirer l’attention des enquêteurs et donner une nouvelle dimension à l’affaire.

Une soirée qui commence dans l’inquiétude

Ce vendredi soir-là, tout débute par une situation qui semble d’abord ordinaire. Audrey, une habitante du lotissement, est chez elle avec sa fille lorsque quelqu’un sonne à la porte entre 20 h 15 et 20 h 30.

L’homme qui se présente est Jérôme Barella, père d’une amie de Lyhanna. Il est déjà en contact avec plusieurs habitants du quartier et tente de joindre des proches pour comprendre ce qui se passe. N’ayant pas obtenu de réponse, il se rend directement sur place.

Selon le témoignage d’Audrey, son attitude semble celle d’un adulte inquiet, mobilisé comme d’autres voisins pour tenter de retrouver la fillette disparue.

Une phrase qui retient l’attention des enquêteurs

Lors de cette visite, l’homme prononce une phrase simple mais qui prendra plus tard une importance particulière dans le dossier de l’enquête sur la disparition de Lyhanna. Il demande s’il y a eu des nouvelles de la fillette et s’enquiert de sa disparition.

Sur le moment, cette intervention paraît cohérente avec la situation : une enfant n’est pas rentrée du collège, et les habitants commencent à s’organiser pour la recherche. L’homme explique ensuite qu’il va parcourir le quartier pour participer aux vérifications.

Rien, à cet instant, ne permet à Audrey de suspecter une implication particulière. Elle décrit même un comportement « normal », celui d’un voisin préoccupé comme les autres.

Le basculement du statut de témoin à suspect

Mais les jours suivants changent radicalement la perception des événements. Jérôme Barella devient rapidement la principale personne mise en cause dans la disparition de Lyhanna. Il est placé en détention provisoire et mis en examen pour enlèvement et séquestration d’une mineure de moins de 15 ans.

Face aux enquêteurs, il choisit de garder le silence.

Ce changement brutal de statut provoque un choc dans le voisinage, où beaucoup peinent à comprendre comment un homme perçu comme un parent impliqué dans les recherches peut désormais être au centre de l’enquête.

Un passé judiciaire qui interroge

À cette situation s’ajoute un élément important : l’existence d’un passé judiciaire chargé, évoqué par les médias. Plusieurs signalements et plaintes auraient déjà été déposés dans le passé, notamment pour des faits graves impliquant des mineurs, selon les informations rapportées.

Ces éléments, bien qu’ils relèvent de procédures distinctes, viennent désormais éclairer différemment la soirée du 29 mai. Le comportement de l’homme ce soir-là est relu à travers le prisme de ces antécédents, renforçant les interrogations autour de son rôle exact dans les heures suivant la disparition de la fillette.

Une découverte tragique au cœur de l’enquête

Quelques jours après la disparition, l’enquête connaît un tournant majeur. Dans un bâtiment agricole situé à Puycasquier, à une quinzaine de kilomètres de Fleurance, les enquêteurs découvrent le corps d’un enfant dans un silo.

Selon les premières indications du parquet, le corps pourrait correspondre à celui de Lyhanna, même si une identification formelle doit encore être confirmée par autopsie.

Cette découverte mobilise d’importants moyens de gendarmerie et marque un moment clé dans une enquête déjà très médiatisée.

Une phrase qui prend un autre sens

Depuis ces événements, le témoignage d’Audrey est minutieusement examiné par les enquêteurs. La phrase prononcée ce soir-là, les déplacements de l’homme et ses échanges avec les habitants sont désormais analysés dans le détail pour tenter de reconstituer le fil précis des événements.

Dans ce type d’affaire, chaque parole peut devenir un indice, chaque geste une piste. Et ce qui semblait être une simple démarche de voisin inquiet prend désormais une tout autre résonance au cœur d’une enquête particulièrement sensible.