Un homme ayant tué un enfant a été poignardé 25 fois en cinq minutes dans sa cellule, puis mis au lit « comme s’il dormait », a-t-on appris lors de son procès pour meurtre

Publié le 18 juin 2026
Un homme ayant tué un enfant a été poignardé 25 fois en cinq minutes dans sa cellule, puis mis au lit « comme s’il dormait », a-t-on appris lors de son procès pour meurtre

À Leeds, un procès révèle les circonstances troublantes de la mort de Kyle Bevan à la prison de HMP Wakefield. Une attaque rapide en cellule, impliquant plusieurs détenus selon l’accusation, soulève des questions sur la sécurité en détention.

Avez-vous déjà imaginé ce qui peut se produire derrière les murs d’une prison de haute sécurité au Royaume-Uni ? Lors d’un procès à Leeds, des éléments troublants ont été présentés concernant la mort de Kyle Bevan, détenu à la prison de HMP Wakefield. Les faits décrits par l’accusation évoquent une attaque extrêmement rapide, survenue en cellule, impliquant plusieurs codétenus. Cette affaire, en cours, soulève de nombreuses questions sur la sécurité en détention.

Ce que le tribunal a révélé

Lors de l’ouverture du procès à la Crown Court de Leeds, les jurés ont entendu les éléments présentés par l’accusation concernant la mort de Kyle Bevan, 33 ans, incarcéré à HMP Wakefield. Selon le parquet, l’homme purgeait une peine de prison à vie avec une durée minimale de 28 ans pour le meurtre de sa belle-fille. Les faits auraient eu lieu en novembre dernier dans sa cellule, située dans une aile de haute sécurité. Le juge a également précisé que les tensions dans l’établissement faisaient partie des éléments examinés lors de l’audience.

Une attaque décrite comme extrêmement rapide

Le tribunal a également appris que l’attaque aurait été extrêmement rapide, durant environ quatre minutes et trente-neuf secondes. D’après les éléments présentés, plusieurs détenus seraient entrés successivement dans la cellule de la victime avant qu’il ne soit retrouvé grièvement blessé. Les procureurs affirment qu’il a subi de multiples coups de couteau, estimés à environ vingt-cinq, ayant causé des lésions mortelles touchant des organes vitaux. Le corps n’aurait été découvert que le lendemain matin lors de l’appel en détention. Les procureurs ont insisté sur le caractère volontaire de l’action décrite. Les débats ont également mis en avant les conditions de détention et la classification des détenus au sein de l’établissement.

Les éléments matériels et les témoignages

Selon l’accusation, les images de vidéosurveillance et les témoignages présentés au tribunal montreraient que trois détenus, Lee Newell, Mark Fellows et David Taylor, auraient suivi Kyle Bevan dans sa cellule avant d’en ressortir quelques minutes plus tard. Les enquêteurs ont également découvert des armes de fortune, dont un morceau de métal et d’autres objets dissimulés dans la cellule. Certains éléments auraient été retrouvés cachés derrière un téléviseur ou dans des contenants appartenant aux détenus. Les images de vidéosurveillance auraient également montré les suspects quittant les lieux avec une attitude décrite comme « satisfaite » par l’accusation. Une arme de fortune aurait été retrouvée derrière un téléviseur, recouverte de traces de sang de la victime. D’autres objets dangereux auraient été dissimulés dans un récipient de sauce chili dans la cellule d’un des détenus. Les enquêteurs ont rappelé que la durée exacte de l’attaque était estimée à quatre minutes et trente-neuf secondes, selon les éléments du dossier.

Un procès toujours en cours et très suivi

Les accusés, qui nient les faits, sont actuellement jugés devant la justice britannique. Les débats portent notamment sur les circonstances exactes de l’agression et sur la responsabilité de chacun. L’affaire met en lumière les tensions existantes dans certaines prisons de haute sécurité au Royaume-Uni et les difficultés liées à la gestion de profils de détenus considérés comme particulièrement dangereux. Le tribunal a aussi entendu que la prison de Wakefield comptait une majorité de détenus considérés comme vulnérables, ce qui a nourri les débats sur l’organisation interne. Les enquêteurs ont également évoqué le surnom « Ice Man » attribué à l’un des détenus impliqués, mentionné lors des auditions. Ces éléments ont été présentés dans le cadre d’un procès toujours en cours, les trois accusés niant l’ensemble des accusations. Le corps de la victime n’a été découvert que le lendemain matin lors de la ronde des surveillants. Cette affaire continue de susciter une forte attention médiatique au Royaume-Uni.