Pourquoi ai-je des grains de beauté couleur chair sur le cou ou sous les aisselles, et comment m’en débarrasser ? Des experts vous expliquent

Un matin, en passant la main dans votre cou ou sous vos aisselles, vous sentez une petite excroissance. Elle ne fait pas mal, mais elle vous dérange. Serait-ce grave ? Est-ce que d’autres en ont aussi ? Et surtout, comment s’en débarrasser sans danger ? Si vous avez remarqué l’apparition de ces petites protubérances cutanées, appelées acrochordons, vous n’êtes pas seule. Bonne nouvelle : ils sont bien plus fréquents – et sans gravité – qu’on ne le pense. Mais alors, pourquoi apparaissent-ils et comment les traiter sans stress ? On vous dit tout.
Acrochordons : pourquoi apparaissent-ils surtout dans les plis de la peau ?
Derrière leur nom un peu savant, les acrochordons sont tout simplement des petites excroissances cutanées, souvent souples et couleur chair. Et s’ils aiment tant se nicher dans des zones comme le cou, les aisselles ou encore sous la poitrine, c’est principalement à cause… du frottement ! Les mouvements du quotidien, les vêtements serrés ou l’humidité des zones pliées favorisent leur formation. C’est comme si la peau, un peu sollicitée, décidait de « réagir » en formant ces petites pousses.
Mais la génétique a aussi son mot à dire. Si votre mère ou votre grand-mère en avait, vous avez plus de chances d’en voir apparaître aussi. De même, les changements hormonaux (comme pendant la grossesse) ou certaines variations du métabolisme peuvent également jouer un rôle. Les acrochordons sont d’ailleurs plus fréquents à partir de 40 ans, quand la peau perd un peu de son élasticité naturelle.
Acrochordons et santé : un signal à prendre en compte ?
Même s’ils sont sans danger, ces petits morceaux de peau ne sont pas là par hasard. Leur présence peut parfois être liée à une résistance à l’insuline ou à un léger déséquilibre métabolique, surtout lorsqu’ils sont nombreux. Ils ne sont pas dangereux, mais peuvent être le petit signal qui incite à faire un point de routine avec son médecin.
Ce n’est pas une alerte santé dramatique, mais plutôt une invitation à prendre un peu soin de soi : surveiller son poids, bouger davantage, ou simplement vérifier ses constantes lors d’un bilan.
Comment enlever un acrochordon en toute sécurité ?
Dès qu’un acrochordon devient gênant, irrité ou simplement inesthétique, l’envie de s’en débarrasser se fait sentir. Et c’est compréhensible ! Mais attention : pas question de jouer les apprenties dermatologues avec une paire de ciseaux ou du fil de couture. Pour éviter les infections ou les cicatrices, mieux vaut confier cette tâche à un professionnel.
Voici les méthodes les plus courantes utilisées en cabinet dermatologique :
- La cryothérapie : en un petit pschitt d’azote liquide, le tissu est gelé et tombe tout seul en quelques jours.
- La cautérisation : un courant électrique léger « brûle » l’excroissance en quelques secondes, souvent sans cicatrice.
- Le laser : rapide et précis, idéal pour les zones sensibles comme les paupières.
- La petite excision : pour les acrochordons plus gros, une mini-intervention locale, propre et efficace.
- La ligature : une fine attache coupe l’arrivée de sang à l’acrochordon, qui finit par tomber naturellement.
Et après ? Les bons gestes à adopter
Une fois l’acrochordon retiré, quelques précautions s’imposent pour éviter rougeurs, irritations ou traces pigmentaires. On garde la zone propre, on applique une crème cicatrisante si besoin, et surtout, on protège du soleil (vive le chapeau et les vêtements couvrants !). La peau est comme neuve, mais encore un peu fragile.
Et si de nouveaux apparaissent ? Rien d’inquiétant. Votre dermatologue saura adapter les solutions si besoin.
Prenez soin de votre peau, elle vous le rendra bien.