« Je suis crevé en permanence » : pourquoi cette fatigue touche tout le monde en ce moment

Vous aussi, vous répétez en boucle : « Je suis crevée » ? Au bureau, entre copines, à la maison… la phrase revient comme un mantra. Pas juste un petit coup de mou, mais une fatigue lourde, persistante, qui ne disparaît pas après une bonne nuit. En ce début d’année, l’épuisement semble collectif. Et si ce ras-le-bol énergétique n’était pas un simple manque de motivation, mais le reflet d’un déséquilibre plus profond ?
Pourquoi sommes-nous tous épuisés en ce moment ?

Depuis quelques semaines, les troubles du sommeil augmentent nettement. Difficultés d’endormissement, réveils à 4 ou 5 heures du matin, sensation de ne jamais récupérer… Ce n’est pas une impression isolée.
Le problème ? Il n’y a pas une seule cause, mais un cocktail discret et redoutablement efficace. Nous dormons moins qu’avant, sans vraiment nous en rendre compte. Les soirées s’allongent, les réveils sonnent tôt, et l’on vit en dette de sommeil permanente.
On se dit qu’on « rattrapera » le week-end. Mauvaise nouvelle : le corps n’est pas un compte bancaire. Les nuits écourtées dérèglent l’horloge biologique, fragmentent le sommeil profond et altèrent la récupération. Résultat : même après huit heures au lit, on se lève déjà fatigué.
Janvier : un mois brutal pour l’organisme
Si la fatigue semble augmenter en début d’année, ce n’est pas un hasard. Janvier agit comme un réveil un peu violent.
Après les fêtes, où les horaires sont souvent décalés, la reprise impose un retour rapide aux réveils matinaux. Ce mini décalage interne perturbe nos rythmes. Ajoutez à cela les journées courtes et le manque de lumière naturelle : notre organisme perd ses repères.
La lumière du matin joue pourtant un rôle clé. Elle signale au cerveau qu’il est temps de s’activer. Sans elle, la sensation de brouillard persiste. On avance comme sous une couette invisible.
Les écrans le soir sabotent notre endormissement
Soyons honnêtes : qui n’a jamais fait défiler son téléphone sous la couette ? Le problème n’est pas seulement le temps passé, mais le signal envoyé au cerveau.
La lumière bleue stimule les mécanismes de l’éveil et retarde la production de l’hormone du sommeil. Résultat paradoxal : on est physiquement épuisé, mais mentalement en alerte.
Cette impression de « cerveau qui refuse de s’éteindre » est devenue très fréquente. Plus on tarde à s’endormir, plus l’angoisse de la nuit écourtée s’installe : un cercle vicieux bien connu.
Stress et charge mentale : des nuits sous tension

Le sommeil ne dépend pas uniquement de l’obscurité. Il dépend aussi de notre état intérieur.
Pression professionnelle, incertitudes, gestion familiale, sollicitations permanentes… Notre esprit reste en hypervigilance. Même allongée, la liste des tâches continue de tourner.
Or le stress fragilise la qualité du sommeil profond. Moins on dort, plus on devient sensible émotionnellement. Plus on est tendue, plus les nuits se dégradent. Un engrenage bien connu des femmes qui jonglent avec de multiples responsabilités.
Les petits virus hivernaux n’aident pas
En hiver, l’organisme est plus sollicité. Même sans être clouée au lit, le système immunitaire peut travailler en arrière-plan. Nez encombré, micro-réveils, inconfort nocturne… tout cela fragmente la nuit.
On se lève avec cette étrange sensation d’être vidée, sans raison évidente.
Comment retrouver un sommeil réparateur ?

Bonne nouvelle : les solutions existent et elles sont souvent simples.
- Se coucher et se lever à des horaires réguliers, même le week-end.
- S’exposer à la lumière naturelle dès le matin (10 à 20 minutes suffisent).
- Réduire les écrans au moins une heure avant le coucher.
- Créer un rituel apaisant : lecture, respiration, musique douce.
- Réserver le lit au sommeil (pas aux séries à répétition).
Ces gestes paraissent basiques, mais leur régularité change tout. Et si la fatigue persiste malgré tout, si une somnolence inhabituelle ou des troubles durent plusieurs semaines, il est important d’en parler à un professionnel de santé.
Parce que non, être épuisée en permanence n’est pas une fatalité moderne.
Peut-être que le vrai luxe en 2026 n’est pas de tout faire… mais de préserver sa qualité du sommeil.









