Cancer colorectal : les 6 réflexes d’une chirurgienne pour ne jamais passer à côté des premiers signes

Publié le 8 octobre 2026
Cancer colorectal : les 6 réflexes d'une chirurgienne pour ne jamais passer à côté des premiers signes

Il y a des maladies qui progressent en silence, sans crier gare. Le cancer colorectal en fait partie. Trop souvent détecté trop tard, il évolue parfois sans aucun symptôme dans ses premières phases. Pourtant, repéré tôt, son pronostic est bien plus favorable. La Dr Karen Zaghiyan, chirurgienne digestive américaine très suivie sur les réseaux, a décidé de briser les tabous avec six conseils concrets. On vous les résume, parce que ça concerne vraiment tout le monde.

Même sans antécédents familiaux, personne n’est à l’abri

C’est le premier message de la spécialiste, et il est capital. Beaucoup pensent que sans historique familial, le risque ne les concerne pas. Faux. « Vous pouvez vous sentir parfaitement bien et ne jamais avoir eu de cas dans votre famille… et quand même développer ce cancer », insiste-t-elle. Alors, pas question de se reposer sur une fausse sécurité.

La coloscopie : l’examen qui peut tout changer

C’est l’outil numéro un de la spécialiste. Cet examen explore le côlon avec une petite caméra et permet de détecter — et de retirer — des polypes avant qu’ils ne deviennent problématiques. Sa précision ? Plus de 95 % pour identifier les lésions avancées. En France, le dépistage est proposé aux personnes entre 50 et 74 ans via un test réalisable à domicile. Selon le résultat, une coloscopie peut être recommandée. Ne remettez pas cet examen à plus tard.

Ne vous contentez jamais d’un diagnostic trop rapide

Si vous consultez pour des signes inhabituels et que votre médecin balaie votre inquiétude sans examen approfondi… demandez un second avis. La Dr Zaghiyan est formelle. Certains signaux méritent une investigation sérieuse : la présence de sang dans les selles, des douleurs abdominales persistantes, des ballonnements chroniques, une perte de poids inexpliquée, ou encore un transit qui se dérègle sans raison apparente. Ne banalisez pas ces symptômes.

Agir vite, c’est décisif

« Retarder une décision, c’est déjà prendre une décision », rappelle-t-elle avec une franchise désarmante. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 90 % de survie à cinq ans pour un cancer détecté tôt, contre seulement 10 % à un stade avancé. La précocité du traitement change tout. Alors si quelque chose vous inquiète, ne laissez pas les semaines défiler.

Méfiez-vous des fausses solutions miracles

Internet regorge de prétendus « cures naturelles » contre le cancer. La chirurgienne hausse le ton : ces méthodes non validées scientifiquement peuvent faire perdre un temps précieux, voire aggraver la situation. Elle encourage plutôt à consulter des professionnels de santé spécialisés, notamment des diététiciens formés à l’oncologie, qui peuvent accompagner les traitements de façon rigoureuse et personnalisée.

Restez attentive aux signaux de votre corps, surtout si vous êtes jeune

Bonne santé apparente, moins de 50 ans… ça ne protège pas. Le cancer colorectal progresse chez les personnes jeunes, et les spécialistes pointent des facteurs comme l’alimentation ultra-transformée, la sédentarité et certains facteurs environnementaux. Mieux vaut consulter un vrai expert — plusieurs si nécessaire — plutôt que de se perdre dans les méandres de Google.

En France, un test de dépistage gratuit est envoyé tous les deux ans aux personnes entre 50 et 74 ans : si vous l’avez reçu et pas encore utilisé, c’est le moment de le sortir du tiroir.

Votre santé mérite toujours qu’on lui accorde toute l’attention qu’elle demande.