Vaucluse : un garçon de 9 ans aurait été enfermé pendant plusieurs semaines dans un cagibi par ses parents, des voisins alertent les autorités

Publié le 3 juin 2026

Dans un village du Vaucluse, la disparition inquiétante d’un enfant de 9 ans a conduit à la découverte de conditions de vie très précaires et à l’intervention des autorités grâce à l’alerte de voisins.

Comment une telle situation a-t-elle pu durer plusieurs semaines sans être révélée plus tôt ? Dans un petit village du Vaucluse, une affaire particulièrement choquante a récemment conduit à l’intervention des forces de l’ordre. Derrière les murs d’une maison familiale se cachait le quotidien d’un enfant de 9 ans vivant dans des conditions extrêmement précaires. Ce sont finalement des habitants du quartier, inquiets de ne plus le voir, qui ont permis de mettre fin à cette situation.

Un enfant de 9 ans découvert dans un cagibi à Mérindol

Les faits se sont déroulés à Mérindol, une commune du Vaucluse d’environ 2 000 habitants. Selon les informations confirmées par le procureur de la République d’Avignon à France Télévisions, un garçon de 9 ans vivait depuis une quinzaine de jours enfermé dans un cagibi situé au rez-de-chaussée de la maison familiale.

L’enfant partageait ce logement avec sa mère, son beau-père ainsi que ses trois frères. La pièce dans laquelle il était maintenu mesurait à peine plus d’un mètre carré. D’après les premiers éléments de l’enquête, il pouvait s’y tenir debout malgré la présence d’étagères, mais ne disposait ni de matelas ni d’oreiller.

Une simple bassine aurait également été installée dans cet espace exigu pour lui servir de toilettes.

Des conditions de vie particulièrement difficiles

Selon les informations rapportées par les autorités judiciaires, le jeune garçon vivait dans des conditions de vie difficiles. Il ne pouvait sortir librement et ses possibilités de se laver étaient extrêmement limitées.

Malgré cette situation, il restait officiellement scolarisé. Toutefois, son absence répétée lors de nombreuses activités familiales a fini par attirer l’attention de plusieurs habitants du quartier.

Des voisins interrogés par France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur ont expliqué qu’ils le voyaient régulièrement puni et qu’ils s’inquiétaient de ne presque jamais l’apercevoir à l’extérieur.

Au fil du temps, ces observations ont conduit plusieurs personnes à effectuer des signalements auprès des autorités compétentes.

L’alerte donnée par des riverains

C’est finalement grâce à la vigilance d’une personne ayant souhaité conserver l’anonymat que la situation a été portée à la connaissance des gendarmes.

L’alerte a permis aux forces de l’ordre d’intervenir directement au domicile familial. Selon les informations communiquées par le parquet, le beau-père a ouvert la porte aux enquêteurs lors de leur arrivée.

À l’intérieur de la maison, les gendarmes ont découvert l’enfant toujours présent dans le cagibi.

Face aux éléments constatés sur place, le beau-père a immédiatement été interpellé avant d’être placé en détention provisoire.

Un enfant hospitalisé après sa prise en charge

Après son retrait du domicile, le garçon a d’abord été confié à un tiers jugé digne de confiance.

Par la suite, son état de santé a conduit à son hospitalisation. Les autorités indiquent qu’il apparaissait particulièrement affaibli et amaigri au moment de sa prise en charge.

Les services médicaux sont désormais chargés d’évaluer précisément son état physique et de lui apporter les soins nécessaires.

Cette prise en charge intervient alors que l’enquête judiciaire se poursuit afin de comprendre les circonstances exactes ayant conduit à cette situation.

Une enquête judiciaire ouverte à Avignon

Le tribunal judiciaire d’Avignon a ouvert une information judiciaire après les faits.

Les investigations portent notamment sur des soupçons de « privation de soins ou d’alimentation compromettant la santé d’un mineur de moins de 15 ans par ascendant ou personne ayant autorité » ainsi que sur des faits de « violence suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours sur un mineur en présence d’autres mineurs ».

L’enquête a été confiée aux gendarmes de la compagnie de Pertuis, qui poursuivent actuellement leurs investigations afin d’établir l’ensemble des responsabilités et de déterminer précisément le déroulement des faits.

Alors que l’émotion est vive dans cette petite commune du Vaucluse, la justice devra désormais faire toute la lumière sur cette affaire.