Une tragédie inattendue : Une mère emportée par un cancer mal diagnostiqué

Publié le 27 février 2025
MAJ le 22 avril 2025

Plongez dans l'histoire bouleversante d'une femme de 35 ans confrontée à un diagnostic tardif de cancer, laissant deux signes vitaux sans réponse et soulevant des questions cruciales sur la détection précoce de la maladie.

Repérer un cancer : Les 2 signes cruciaux à ne pas négliger

  • Anémie persistante : un premier indicateur souvent sous-estimé

L’histoire commence avec un événement anodin : lors d’une donation de sang, Sian découvre qu’elle souffre d’anémie. Bien que cela puisse sembler anodin, le traitement prescrit pour corriger ce manque de fer ne suffit pas toujours. En réalité, une anémie persistante pourrait révéler un problème de santé plus sérieux en arrière-plan. Dans son cas, c’était un signal alarmant indiquant que son foie était affecté sans qu’elle le sache.

  • Douleurs abdominales persistantes : un symptôme trompeur à surveiller

Quelques mois plus tard, un autre signe apparaît : des douleurs abdominales persistantes. Comme beaucoup, elle pense d’abord à une intoxication alimentaire ou à un trouble digestif passager. Cependant, ces douleurs ne disparaissent pas. Après plusieurs consultations, on lui diagnostique d’abord des calculs biliaires et un stent est placé sur son canal biliaire. Ce n’est que plus tard qu’une lésion hépatique est détectée. Malheureusement, il est déjà trop tard.

Un diagnostic tardif aux conséquences tragiques

Ce n’est qu’en janvier 2024 que Sian reçoit le diagnostic dévastateur : elle est atteinte d’un cholangiocarcinome, une forme de cancer agressif des voies biliaires, à un stade avancé. Les perspectives sont sombres : il ne lui reste que peu de temps à vivre. Malgré tout, seulement 18 jours plus tard, elle s’éteint.

Ébranlée par la perte, sa famille souhaite sensibiliser sur cette maladie sournoise. Sa mère, Sue Dowling, partage : « Elle était de plus en plus affaiblie, consultait régulièrement son médecin, passait du temps à l’hôpital, mais le diagnostic est arrivé trop tard. »

Pourquoi ce cancer est-il si difficile à détecter ?

Le cholangiocarcinome, bien que rare, est un cancer agressif qui se développe dans les voies biliaires reliant le foie à l’intestin. Il est fréquemment diagnostiqué à un stade avancé en raison de symptômes trompeurs et peu spécifiques tels que :

  • Fatigue et anémie inexpliquées
  • Douleurs abdominales diffuses souvent confondues avec des troubles digestifs mineurs
  • Jaunisse (coloration jaune des yeux et de la peau) dans les stades avancés
  • Démangeaisons intenses sans cause évidente
  • Perte d’appétit et amaigrissement progressif

Un test simple qui peut sauver des vies

Selon Helen Morement de l’association AMMF, de nombreux patients ne correspondent pas au profil habituel des patients atteints de cancer du foie, ce qui retarde le diagnostic. Pourtant, un simple test hépatique (analyse de sang pour évaluer les enzymes hépatiques) peut aider à détecter toute anomalie.

En cas de symptômes persistants, même légers, et en l’absence d’amélioration après un traitement standard, il est crucial de demander un bilan hépatique. Cette démarche simple peut permettre un diagnostic précoce et améliorer les chances de survie.

Un appel à la vigilance

L’histoire de Sian nous rappelle l’importance d’être à l’écoute de son corps et de ne pas minimiser des symptômes persistants. Qu’il s’agisse d’une anémie inexpliquée, de douleurs persistantes ou d’une fatigue inhabituelle, chaque signe doit être pris au sérieux. Un dépistage précoce peut changer la donne.

Sian, louée par ses proches pour son courage exceptionnel, a gardé son sourire jusqu’au bout, pensant toujours à sa famille. Son récit doit servir de rappel. Chaque jour compte, il ne faut jamais hésiter à consulter.