Restée cliniquement morte pendant 24 minutes, elle raconte : « Je n’ai vu ni tunnel, ni lumière, mais incroyable expérience »

Publié le 4 août 2025
Restée cliniquement morte pendant 24 minutes, elle raconte : "Je n’ai vu ni tunnel, ni lumière, mais incroyable expérience"

Et si tout pouvait basculer en une poignée de minutes ? Si un jour ordinaire se transformait en renaissance inattendue ? C’est ce qu’a vécu Lauren Canaday, une Américaine dont le cœur s’est arrêté pendant près d’une demi-heure. Ce qu’elle a ressenti pendant ce laps de temps… échappe à toute logique habituelle. Et pourtant, c’est cette expérience hors norme qui l’a poussée à changer radicalement de regard sur la vie. Intrigué(e) ? Attendez de lire la suite.

Une vie suspendue… puis un miracle

Tout commence en février 2024, dans sa maison en Virginie (États-Unis). Lauren s’écroule soudainement, inerte. Son mari la découvre inconsciente, le visage livide, sans pouls. Instinctivement, il lance les premiers gestes de secours, appelant les urgences tout en pratiquant la réanimation cardio-respiratoire (RCR). Les ambulanciers prennent rapidement le relais, mais le cœur de Lauren reste silencieux… pendant 24 longues minutes. Quatre défibrillateurs seront nécessaires avant qu’il ne reparte enfin.

Hospitalisée dans un état critique, Lauren est testée positive à un virus et diagnostiquée d’une myocardite. Contre toute attente, elle se réveille pleinement lucide, sans aucune séquelle neurologique. Un cas médical remarquable, salué par les spécialistes.

Pas de tunnel, pas de lumière… juste une paix absolue

Mais ce n’est pas seulement le retour à la vie de Lauren qui fascine, c’est aussi ce qu’elle a vécu « entre les deux mondes ». Sur Reddit, elle partage son expérience avec une franchise désarmante. Pas de visions mystiques, ni d’apparitions surnaturelles. « Je n’ai vu ni tunnel, ni lumière. J’ai juste eu l’impression de me dissoudre dans quelque chose de très doux, très paisible », écrit-elle.

Une description qui contraste avec d’autres témoignages d’expériences similaires. Pour Lauren, il n’y avait pas de décor spectaculaire, mais une impression d’être libre, sans douleur, sans peur. « C’était amical, serein. Difficile à expliquer, mais cela m’a enlevé toute crainte de la mort ».

Une renaissance intérieure

Depuis son retour à la vie, Lauren ne se considère plus comme la même personne. Elle parle même de sa « deuxième vie »Elle abandonne le stress, la pression de la réussite et les contraintes quotidiennes. Elle quitte son travail, publie un livre, se met à la marche méditative et recentre sa vie autour des relations humaines. Son credo ? La simplicité, l’amour, l’écoute.

« Je suis là pour aimer mon mari et alléger le quotidien de ceux que je croise », résume-t-elle. Une philosophie du quotidien touchante, née d’une seconde chance.

Et la science, dans tout ça ?

Le phénomène dont a été victime Lauren porte un nom : « effet Lazarus », en référence à ce mystérieux redémarrage du cœur après un arrêt prolongé. Selon les chercheurs, une poignée de cas similaires ont été documentés depuis les années 1980. Très rares sont ceux qui s’en sortent sans séquelles, ce qui rend l’histoire de Lauren encore plus singulière.

Du côté médical, on évoque aussi les zones d’ombre entre vie et mort, notamment lorsqu’il s’agit de définir la « mort cérébrale ». En l’absence de critères universels, chaque pays applique ses propres protocoles, ce qui complexifie les décisions en réanimation.

Une question qui bouleverse

Aujourd’hui, Lauren ne cherche ni à convaincre, ni à provoquer. Elle partage simplement son vécu, et pose une question qui fait réfléchir : « Et si aujourd’hui était votre dernier jour, que feriez-vous différemment ? » Un rappel puissant que chaque instant compte, et que parfois, une épreuve extrême peut devenir le point de départ d’une vie plus alignée, plus lumineuse.