« N’aie pas peur, on va bien s’amuser » : l’effroyable méthode de Jérôme Barella, suspecté d’avoir agressé et violé des amies de sa fille

L’enquête sur la mort de Lyhanna révèle de nouveaux témoignages accablants visant Jérôme Barella. Plusieurs jeunes filles et leurs proches décrivent un comportement inquiétant, tandis que des questions émergent sur d’éventuels signalements effectués avant le drame.
L’affaire Lyhanna continue de bouleverser la France. Alors que l’enquête sur la mort de cette collégienne progresse, de nombreux témoignages éclairent le parcours de Jérôme Barella, principal suspect dans ce dossier. Derrière l’image d’un père de famille installé dans le Gers se dessine un mode opératoire particulièrement inquiétant, dénoncé par plusieurs jeunes filles et leurs proches. Des alertes avaient-elles été lancées avant le drame ? Les révélations qui émergent aujourd’hui soulèvent de nombreuses questions.
Un père de famille au cœur de graves accusations

Selon les informations rapportées par La Dépêche, Jérôme Barella, 41 ans, est soupçonné d’avoir agressé plusieurs jeunes filles au fil des années. Les faits se seraient principalement déroulés dans sa maison de Montestruc-sur-Gers, lors de soirées pyjama organisées pour les amies de ses propres filles.
L’homme profitait notamment de l’absence de son épouse, alors hospitalisée pour une intervention chirurgicale de longue durée. D’après les témoignages recueillis, les victimes présumées étaient choisies parmi les camarades de ses enfants. Une fois les autres enfants couchés après une soirée cinéma, il aurait isolé certaines fillettes pour commettre les faits qui lui sont aujourd’hui reprochés.
Les parents de Lyhanna décrivaient déjà Jérôme Barella comme quelqu’un de « trop intrusif ». Plusieurs proches affirment également avoir ressenti un malaise face à certaines attitudes, notamment lors de séances de chatouilles jugées inappropriées.
Une phrase répétée pour mettre les enfants en confiance
Plusieurs témoignages font état d’une même stratégie. Selon les récits recueillis dans le cadre de l’enquête, Jérôme Barella cherchait à rassurer les enfants à l’aide de formules répétées à plusieurs reprises.
« N’aie pas peur, on va bien s’amuser », aurait-il notamment déclaré à certaines de ses victimes présumées. D’autres phrases similaires reviennent dans les différents témoignages : « Pourquoi tu as peur ? Ne m’en veux pas si je suis tactile, tu vas voir, on va bien s’amuser. »
Ces éléments figurent parmi les détails examinés par les enquêteurs afin de comprendre comment le suspect aurait gagné la confiance des enfants avant de passer à l’acte.
Rosa et Chloé parmi les victimes présumées
Parmi les témoignages cités figure celui de Rosa, aujourd’hui âgée de 12 ans. En août 2025, sa mère a déposé plainte après les confidences de sa fille, qui affirme avoir été déshabillée de force.
Profondément marquée par cette affaire, la famille a quitté le Gers pour s’installer en Haute-Garonne. Selon la mère de l’enfant, Jérôme Barella aurait très mal vécu ce départ et aurait ensuite exercé un chantage au suicide tout en tentant de monter la fillette contre sa mère.
Une autre jeune fille, Chloé, âgée de 11 ans au moment des faits, a également dénoncé des comportements inappropriés. Connaissant la famille depuis la crèche, elle montait sans méfiance dans la voiture du quadragénaire. Selon les témoignages recueillis, il lui aurait ensuite offert des cadeaux afin d’obtenir son silence.
Des alertes lancées avant le drame
Finalement, Chloé a confié à un éducateur de l’Aide sociale à l’enfance des faits impliquant des attouchements ainsi qu’une présence imposée à ses côtés durant la nuit. À la suite de ses révélations, un signalement a été adressé au parquet d’Auch en mars 2026.
D’après les informations relayées par plusieurs médias, cette alerte n’aurait pas donné lieu à une réaction immédiate. L’avocate de la jeune fille a depuis déposé une nouvelle plainte.
La mère de Rosa affirme également que plusieurs amies des filles de Jérôme Barella avaient cessé de se rendre au domicile familial.
L’enquête sur la mort de Lyhanna se poursuit
C’est dans ce contexte que Lyhanna aurait été abordée par Jérôme Barella à la sortie de son collège de Fleurance. Les images de vidéosurveillance montrent l’adolescente montant dans son véhicule.
Depuis son interpellation, le suspect est décrit comme restant silencieux face aux juges. Le corps de Lyhanna a été retrouvé dans la fosse d’un silo à grains à Puycasquier. Les résultats de l’autopsie ont conduit les enquêteurs à envisager une mise en examen pour meurtre précédé de viol.
L’enquête se poursuit afin d’établir précisément les circonstances de ce drame qui a profondément bouleversé le Gers. Cette affaire Lyhanna continue de susciter une vive émotion et de nombreuses interrogations sur les éventuels signalements effectués avant les faits.









