« Je suis choquée, mal à l’aise » : Leyla Doriane, une chanteuse du tube « Au Café des délices », accuse à son tour Patrick Bruel d’agression

Leyla Doriane affirme avoir été victime d’une agression sexuelle présumée en 1999 de la part de Patrick Bruel lors d’un rendez-vous privé après leur collaboration sur « Au Café des délices ». Patrick Bruel conteste les faits.
La chanteuse et actrice Leyla Doriane, connue pour avoir participé en tant que choriste au titre « Au Café des délices » de Patrick Bruel, affirme avoir été victime d’une agression sexuelle de la part du chanteur lors d’un rendez-vous privé en 1999. Elle livre son témoignage dans une interview publiée par le magazine Elle.
Ces accusations interviennent dans un climat médiatique où plusieurs voix se sont récemment exprimées au sujet de comportements reprochés à l’artiste. De son côté, Patrick Bruel conteste l’ensemble des faits qui lui sont attribués.
Une rencontre dans le monde musical des années 1990

Les faits rapportés par Leyla Doriane s’inscrivent dans le contexte de la fin des années 1990, période durant laquelle elle débute dans l’industrie musicale après avoir signé avec un label. Elle croise Patrick Bruel en marge des Victoires de la musique, un environnement de rencontres professionnelles fréquent dans le milieu artistique français.
Selon son récit, une complicité se crée autour de leurs parcours et de leurs origines communes. Peu après, Patrick Bruel lui propose de participer à l’enregistrement d’un titre destiné à son album Juste avant. Elle accepte et prête sa voix sur « Au Café des délices », un morceau qui deviendra l’un des grands succès du répertoire du chanteur.
Elle décrit la session d’enregistrement comme une expérience « fluide », « respectueuse » et pleinement professionnelle, sans signe avant-coureur de tension particulière.
Une invitation au domicile de Neuilly

Après cette collaboration en studio, Leyla Doriane affirme avoir été invitée au domicile de Patrick Bruel à Neuilly-sur-Seine, dans le cadre, selon elle, d’un échange autour de la musique et du piano. Pensant à une continuité professionnelle de leur travail, elle accepte l’invitation.
C’est dans ce cadre privé que la situation aurait basculé. D’après son témoignage, le chanteur lui aurait proposé une boisson avant de quitter la pièce, puis serait revenu vêtu uniquement d’un sous-vêtement. Elle dit avoir été immédiatement choquée et avoir exprimé son malaise ainsi que son absence d’intérêt pour toute relation personnelle.
Elle affirme ensuite que Patrick Bruel l’aurait embrassée de force et aurait eu des gestes à caractère sexuel malgré ses refus répétés. Elle rapporte également une phrase qu’il lui aurait adressée : « Tu sais le nombre de nanas qui rêveraient d’être à ta place », propos qu’elle décrit comme particulièrement déstabilisant.
Un départ et des conséquences ressenties dans sa carrière
Toujours selon son récit, elle aurait menacé de signaler la situation à un responsable de son label, ce qui aurait conduit Patrick Bruel à lui demander de quitter les lieux. Elle dit être partie immédiatement après cet échange.
Dans les mois et années qui suivent, Leyla Doriane affirme avoir observé des conséquences sur son parcours professionnel. Elle évoque notamment l’absence de rémunération pour sa participation au titre, des erreurs d’orthographe sur son nom dans le livret de l’album, ainsi qu’un accueil qu’elle juge dégradé lors de certaines apparitions scéniques.
Elle interprète ces éléments comme une forme de mise à l’écart faisant suite à son refus de céder aux avances qu’elle attribue au chanteur.
Une prise de parole tardive
Leyla Doriane explique ne pas avoir porté plainte à ce jour. Elle justifie son silence prolongé par la difficulté de prendre la parole dans un secteur où les rapports de pouvoir entre artistes confirmés et jeunes talents peuvent être déséquilibrés.
Son témoignage s’inscrit dans un contexte plus large de libération de la parole dans le milieu culturel français, où plusieurs affaires similaires ont été médiatisées ces dernières années.
Réactions et présomption d’innocence
Patrick Bruel, de son côté, rejette fermement l’ensemble des accusations portées contre lui. Il nie les faits qui lui sont reprochés dans les différents témoignages publiés à son encontre.
À ce stade, aucune décision de justice n’a établi de responsabilité. Comme dans toute affaire de ce type, la présomption d’innocence s’applique tant qu’aucune procédure judiciaire n’a abouti à une condamnation.









