Gérard Jugnot : à 75 ans, il se confie sur sa petite retraite et recadre les artistes radins

Publié le 21 juillet 2026

À 75 ans, Gérard Jugnot n'a rien perdu de sa franchise légendaire. Invité sur RTL dans l'émission *On refait la télé*, le comédien culte des Bronzés s'est confié sans détour sur sa pension de retraite — qu'il juge bien maigre au regard de sa carrière — et en a profité pour tacler vertement certains de ses confrères du milieu. Un entretien savoureux qui fait beaucoup parler.

Gérard Jugnot et sa retraite : une pension qu’il qualifie de « petite »

On pourrait penser qu’après une carrière aussi riche, la retraite de Gérard Jugnot serait confortable. Eh bien, pas vraiment — du moins, pas autant qu’il l’aurait espéré. Face au journaliste Éric Dussart, l’acteur a confirmé percevoir effectivement sa pension : * »Moi, je la touche, ma retraite. »* Mais il a aussitôt nuancé, estimant qu’il s’agit d’* »une petite retraite par rapport à ce que j’ai donné »*.

Myriam Reynaud

Un constat amer, mais partagé par beaucoup. Car malgré des décennies de travail et de cotisations, le système ne récompense pas toujours à la hauteur des efforts fournis. Gérard Jugnot avoue d’ailleurs ne pas maîtriser tous les rouages techniques de la réforme des 64 ans. Pour lui, la clé du calcul reste simple : le nombre de trimestres cotisés.

Pas question de s’arrêter : il continue de cotiser pour les autres

Ce qui est fascinant dans la situation de Gérard Jugnot, c’est qu’il continue de travailler — et donc de cotiser — à un âge où beaucoup aspirent à souffler. Il se définit lui-même comme un « persistant », ces actifs qui poursuivent leur activité bien au-delà de l’âge légal de départ. Sa raison ? Simple et touchante : * »Il faudra qu’on m’arrête. »*

Son métier, il l’a dans la peau. Impossible pour lui d’imaginer poser les armes. Mais il y a un paradoxe amusant dans tout ça : les cotisations qu’il verse aujourd’hui ne lui profitent plus directement. Comme il l’explique lui-même avec philosophie, * »tout ce qu’on cotise, ce n’est plus pour nous, c’est pour les autres. »* Éric Dussart l’a d’ailleurs surnommé « super contributeur » — et le terme est mérité.

Il comprend, par ailleurs, que tout le monde ne partage pas sa passion pour le travail. * »Je ne suis pas concerné, mais je peux comprendre que quelqu’un qui fasse un métier difficile ait envie de s’arrêter »*, confie-t-il avec bienveillance.

Son coup de gueule contre les artistes trop radins

C’est là que l’interview prend une saveur particulière. Gérard Jugnot a profité de ce passage sur RTL pour dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : certains artistes très bien rémunérés sont d’une avarice surprenante.

La vérité sur la pension de Gérard Jugnot et son statut de cotisant © Roses Nicolas/ABACA/Shutterstock

Il évoque ces situations cocasses — et un peu gênantes — lors de repas ou de sorties entre collègues du milieu, où certains lui lancent sans vergogne : * »Bah tiens, paye, toi, puisque tu as du pognon ! »* De quoi agacer, forcément.

Mais c’est surtout sur certains confrères que sa franchise s’est exercée : * »Je trouve ça triste. Il y a des gens vraiment très, très radins. »* Et d’enfoncer le clou avec humour : * »J’en connais, c’est terrible ! Des pinces, il y en a quand même pas mal. »*

La générosité, ça ne s’achète décidément pas avec la célébrité.