Elles sont décédées d’un cancer à 10 heures d’intervalle : l’histoire bouleversante de Cibele et sa maman

Certaines histoires nous arrêtent net. Celle de Cibele Marchis et de sa maman Maria Elisabete Nogueira en fait partie. Ces deux femmes, âgées de 28 et 56 ans, menaient chacune leur propre combat contre le cancer. Et le destin a voulu qu'elles s'en aillent toutes les deux le même jour, ou presque — séparées par seulement dix petites heures. Une coïncidence déchirante, une douleur immense, et une histoire d'amour maternel qui touche profondément.
Deux combats menés en parallèle

Credit: Instagram/@cibelemarchiss
Tout commence par un diagnostic difficile pour Cibele. Sur Instagram, la jeune Brésilienne de 28 ans avait elle-même raconté son parcours avec une transparence touchante : « Il y a un an, j’ai découvert que j’avais un cancer rare des glandes surrénales — une tumeur de 10 cm qui avait déjà envahi mon rein. » Un chemin semé d’embûches, des examens qui ne montraient rien, mais une intuition tenace. « Je n’ai jamais ignoré ce que je ressentais », écrivait-elle. Jusqu’à ce scanner qui révèle enfin la vérité.
Environ un an après ce diagnostic, c’est au tour de sa maman, Maria Elisabete, d’apprendre qu’elle est atteinte d’un cancer du pancréas. Deux femmes de la même famille, deux maladies graves, deux hospitalisations — dans deux établissements différents.
Une dernière volonté commune, et tellement humaine
Ce qui rend cette histoire encore plus poignante, c’est la décision que mère et fille avaient prise ensemble. Toutes deux avaient exprimé le même souhait : ne pas être informée si l’autre venait à partir en premier. Elles ne voulaient pas porter ce chagrin-là dans leurs derniers instants.
Rowilson Leandro da Costa, cousin de Cibele, l’a confié au média brésilien G1 : « Elles en avaient parlé, parfois dans le rire, parfois sérieusement. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Aucune des deux n’a su pour l’autre. C’est vraiment stupéfiant. »
Cibele s’est éteinte le 24 septembre à 16h, à Mogi Guaçu, dans l’État de São Paulo. Maria, soignée dans un autre hôpital, l’a rejointe aux alentours de 2h du matin le 25 septembre. Dix heures. Un souffle.
Un père, seul face à un double deuil
Derrière cette tragédie, il y a aussi un homme silencieux dans sa douleur : le père de Cibele, le mari de Maria. Lui qui a perdu, en l’espace d’une nuit, sa fille et sa femme.
« Il a perdu sa famille. Rentrer chez soi et ne plus trouver personne… c’est triste, c’est difficile », a sobrement témoigné Rowilson.
Réunies une dernière fois
Malgré leurs hospitalisations séparées, Cibele et Maria n’ont pas été séparées longtemps. Selon les médias locaux relayés par UNILAD, leurs funérailles ont été célébrées lors d’une même cérémonie. Ensemble jusqu’au bout.
Elles avaient traversé la maladie côte à côte, chacune de son côté, mais les yeux tournés l’une vers l’autre. Et c’est ensemble qu’elles ont été accompagnées une dernière fois par ceux qui les aimaient.
L’amour entre une mère et sa fille, lui, ne s’éteint jamais vraiment.









