Avec qui vivre après 70 ans pour être plus heureux et vivre plus longtemps ? La réponse d’un sage de 92 ans

Et si, passé un certain âge, le vrai luxe n'était ni l'argent ni une santé irréprochable… mais la chaleur humaine ? Beaucoup de seniors le constatent : le silence peut peser lourd, et l’entourage devient une ressource précieuse. Un homme de 92 ans, au regard pétillant et à l’esprit vif, résumait ainsi sa philosophie : « Ne vivez pas là où règne le silence, vivez là où règne le rire. » Une belle invitation à repenser notre façon de vieillir… et surtout, avec qui.
Choisir des proches qui nous font sentir utile et aimé
Ce n’est pas l’âge des personnes avec qui l’on vit qui compte, mais ce qu’elles nous font ressentir. Vivre avec un petit-enfant, une nièce ou même une amie d’enfance peut suffire… à condition que ce lien apporte affection, chaleur et sentiment d’utilité.
Pourquoi c’est essentiel ? Parce qu’un entourage bienveillant améliore l’humeur, renforce l’estime de soi, et agit comme un véritable rempart contre l’isolement affectif.
L’astuce bonus : Même si l’on n’a plus 20 ans, aider à préparer un repas, raconter une histoire aux petits ou arroser les plantes peut raviver ce sentiment d’avoir encore une place dans le quotidien.
Vivre avec ceux qui nous intègrent dans leur quotidien
On ne devrait jamais se sentir « de trop » chez soi. Malheureusement, certaines cohabitations familiales peuvent laisser un goût amer si l’on devient invisible. Le sage le dit sans détour : « Ne vivez pas avec quelqu’un qui vous considère comme un fardeau. »
Privilégiez les personnes qui :
- vous consultent avant de prendre une décision,
- vous sollicitent pour des activités simples (repas, promenades),
- et surtout, vous écoutent… même quand vous racontez la même anecdote pour la cinquième fois.
Si ce n’est pas le cas, il est peut-être temps d’en parler, ou d’envisager d’autres options : un autre membre de la famille, une résidence à taille humaine, ou pourquoi pas… une nouvelle forme de vie partagée.
Miser sur la cohabitation entre amis ou entre passionnés
Les amitiés peuvent devenir d’excellents colocataires après 70 ans ! De plus en plus de seniors optent pour des habitats partagés entre amis ou des résidences participatives. Une bonne idée pour rompre l’isolement tout en conservant son autonomie.
Ce type de cohabitation permet :
- des échanges réguliers et enrichissants,
- des activités communes (marche, jardinage, jeux de société),
- une entraide douce, sans pression ni devoir familial.
Si vos amis sont loin ou peu disponibles, pensez aux associations locales ou aux activités proposées par votre mairie pour élargir votre cercle.
Trouver des personnes qui respectent votre rythme
La bonne compagnie, ce n’est pas forcément celle qui parle tout le temps, mais celle qui sait quand se taire. Le calme est aussi une forme de présence. Vivre avec quelqu’un qui comprend votre besoin de repos, de silence ou de rêverie peut tout changer.
Avant toute cohabitation, prenez le temps d’observer : y a-t-il du respect, de l’écoute, une forme d’harmonie dans les échanges ? C’est souvent là que se joue la qualité de vie.
Les clés pour bien choisir votre entourage après 70 ans
- Ne craignez pas la solitude si c’est pour éviter une mauvaise ambiance. Parfois, mieux vaut être seul que mal accompagné.
- Privilégiez le lien affectif plutôt que le soutien matériel. Mieux vaut une oreille attentive qu’une aide ménagère indifférente.
- Explorez de nouvelles formes de vie partagée. Famille, amis, voisins : chacun peut devenir un compagnon de route si le lien est sincère.
- Exprimez vos besoins. Les autres ne devinent pas toujours qu’on aimerait simplement partager un thé ou une conversation.