Gésiers de poulet : quels bienfaits ?

On les regarde souvent de travers au rayon volaille. Trop rustiques, pas assez “nobles”, un peu intimidants… Et pourtant, les gésiers de poulet cachent un potentiel incroyable. Riches, rassasiants et économiques, ils pourraient bien devenir la star inattendue de vos assiettes. À condition, bien sûr, de savoir les cuisiner. Prête à redécouvrir cet ingrédient mal-aimé ?
Pourquoi les gésiers sont de véritables alliés nutrition

On a parfois tendance à croire que les gésiers sont des “restes”. Erreur ! Ce sont au contraire des morceaux particulièrement intéressants sur le plan nutritionnel.
D’abord, ils sont riches en protéines : environ 20 à 24 g pour 100 g. Idéal pour soutenir la vitalité, favoriser la satiété et accompagner un mode de vie actif. Si vous cherchez à composer des repas rassasiants sans excès, c’est une excellente option.
Ils contiennent aussi de la vitamine B12, précieuse pour le bon fonctionnement du système nerveux. On y trouve également de la niacine (vitamine B3), qui aide l’organisme à transformer les aliments en énergie : un vrai atout pour les journées bien remplies.
Côté minéraux, les gésiers apportent du fer bien assimilable, du zinc et du sélénium, qui contribuent au bon fonctionnement des défenses naturelles. Sans oublier la choline, intéressante pour le fonctionnement cérébral.
Et la cerise sur le gâteau ? Ils sont naturellement pauvres en glucides et contiennent peu de matières grasses (environ 2 à 3 g pour 100 g). Plus légers que certaines pièces comme les cuisses de poulet, ils trouvent facilement leur place dans une alimentation équilibrée. De véritables protéines maigres à petit prix.
Comment rendre les gésiers tendres et savoureux

Soyons honnêtes : crus, les gésiers sont très fermes. Mais avec la bonne méthode, ils deviennent fondants.
La clé, c’est une cuisson douce et suffisamment longue pour attendrir les fibres.
La méthode classique des gésiers braisés
Pour 450 g de gésiers de poulet frais, prévoyez les ingrédients suivants:
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 1 oignon émincé
- 2 gousses d’ail hachées
- 25 cl de bouillon (de volaille ou de légumes)
- 1 feuille de laurier
- Sel, poivre, paprika, thym ou autres herbes de votre choix
Préparation
- Commencez par les rincer soigneusement à l’eau froide.
- Retirez les membranes jaunâtres et les parties coriaces, puis séchez-les avec du papier absorbant. Cette étape est importante : un excès d’eau empêcherait une bonne coloration.
- Faites chauffer l’huile dans une cocotte et saisissez les gésiers 3 à 4 minutes de chaque côté pour les dorer légèrement. Cette étape, facultative, développe les arômes.
- Ajoutez ensuite l’oignon et faites-le revenir 2 à 3 minutes pour qu’il devienne translucide. Incorporez l’ail, les herbes et le bouillon.
- Le liquide doit presque couvrir les gésiers ; ajoutez un peu d’eau si nécessaire.
- Couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 1 h à 1 h 30. Vérifiez de temps en temps qu’il reste suffisamment de liquide. Les gésiers sont prêts lorsqu’ils sont tendres sous la pointe du couteau.
- Pour une texture encore plus moelleuse, laissez-les reposer 10 minutes hors du feu avant de servir : les fibres se détendront davantage. Voilà le secret d’une cuisson longue et douce réussie.
Astuce gain de temps : en cocotte-minute, comptez 25 à 30 minutes à partir de la mise en pression.
Idées gourmandes pour les intégrer au menu
Une fois cuits, les gésiers sont très polyvalents.
- En salade tiède avec des jeunes pousses, des noix et une vinaigrette légèrement moutardée.
- Revenus à la poêle avec des légumes de saison pour un plat complet.
- Mélangés à des pommes de terre sautées façon bistrot.
- Glissés dans une galette de blé garnie de crudités pour un déjeuner original.
Leur texture légèrement ferme mais moelleuse apporte du caractère aux recettes les plus simples. Et côté budget, difficile de faire plus accessible.
La prochaine fois que vous les croisez chez le volailler, ne détournez plus le regard : les gésiers ne sont pas un “plan B”, mais une vraie pépite culinaire à redécouvrir.









