« Je suis fatigué en permanence » : cette mystérieuse « épidémie de fatigue » qui touche de plus en plus de personnes en ce moment

Vous aussi, vous avez l’impression d’avancer en mode économie d’énergie depuis quelques semaines ? De vous lever déjà fatiguée, comme si votre nuit n’avait servi à rien ? Rassurez-vous immédiatement : ce que vous ressentez est loin d’être un cas isolé. Depuis le début de l’année, beaucoup de personnes partagent ce même constat déroutant… sans toujours comprendre ce qui leur arrive.
Une fatigue collective qui intrigue même les médecins

Dans les cabinets médicaux, le phénomène est frappant. Les consultations ne concernent pas seulement les petits virus hivernaux, mais un épuisement global, diffus et tenace. Une fatigue qui ne disparaît pas après une bonne nuit de sommeil et qui s’installe progressivement dans le quotidien.
Bonne nouvelle toutefois : dans la majorité des cas, cette lassitude n’a rien d’inquiétant. Les professionnels de santé évoquent plutôt une combinaison de facteurs typiques de cette période de l’année, qui mettent l’organisme à rude épreuve.
Le contrecoup des fêtes : la fameuse « dette de stress »
Pendant les fêtes, nous avons souvent tenu grâce à l’adrénaline. Repas, déplacements, charge mentale, organisation familiale… le corps suit, coûte que coûte. Mais une fois la pression retombée, il réclame son dû.
Cette sensation de fatigue profonde est en réalité une réaction saine. L’organisme passe en mode récupération, comme pour réparer les excès et les tensions accumulées. Ce n’est ni un manque de volonté ni un signe de faiblesse, mais un message clair : ralentir devient nécessaire.
L’usure mentale face à un climat anxiogène
Impossible de faire abstraction du contexte général. Même sans suivre l’actualité en continu, notre cerveau reste exposé à un flux constant d’informations stressantes. Les spécialistes parlent désormais de « fatigue informationnelle ».
Inflation, incertitudes économiques, tensions internationales… ce bruit de fond maintient le système nerveux en état d’alerte permanent. Résultat : une dépense d’énergie mentale considérable, souvent invisible, qui nous laisse épuisée avant même d’avoir commencé la journée.
Le manque de lumière, grand saboteur de l’énergie
L’hiver joue également un rôle clé. La luminosité influence directement notre horloge biologique. Quand la lumière naturelle se fait rare, le cerveau produit davantage de mélatonine (l’hormone du sommeil) et freine la sécrétion de sérotonine, liée au bien-être.
Conséquence : une sensation de « décalage permanent », avec une somnolence quasi continue, une motivation en baisse et un moral plus fragile, même après une nuit complète.
Le piège de la sédentarité hivernale
Quand il fait froid et gris, on bouge moins, c’est naturel. Mais cela crée un cercle vicieux. Moins de mouvement signifie une oxygénation réduite, des muscles moins sollicités et une sensation de lourdeur généralisée.
Paradoxalement, moins on bouge, plus on se sent fatiguée… et moins on a envie de bouger.
Trois gestes simples pour retrouver de l’énergie

Pas besoin de solutions radicales. L’objectif est de relancer la machine en douceur, sans se brusquer.
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Faire une pause médiatique et chercher la lumière
Limiter l’exposition aux informations en continu peut déjà soulager l’esprit. Et surtout, sortez. Même par temps gris, la lumière extérieure reste bien plus intense que celle de l’intérieur. Une marche de 20 minutes le matin peut réellement améliorer l’énergie et la vigilance.
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Vérifier sa vitamine D
En fin d’hiver, les réserves sont souvent basses. Une carence peut accentuer la fatigue et le manque d’entrain. Un avis médical suffit généralement à évaluer la situation et à corriger si besoin.
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Se reposer… sans culpabilité
Si votre corps réclame du repos, écoutez-le. Mais privilégiez un repos de qualité : une sieste courte, un moment de lecture, une activité calme qui apaise réellement le système nerveux.
Quand faut-il consulter ?
Dans la majorité des cas, cette fatigue diminue avec le retour progressif de la lumière et des beaux jours. En revanche, si elle s’accompagne d’essoufflement inhabituel, de pâleur marquée ou d’une tristesse profonde et persistante, il est préférable de consulter pour faire le point.
Parfois, se sentir fatiguée en hiver n’est pas un problème à corriger à tout prix, mais un signal à écouter pour mieux prendre soin de soi.









