Voici le premier signe d’Alzheimer à ne jamais négliger pour repérer rapidement la maladie, alerte une neuropsy

Publié le 4 février 2026

Perdre le fil d’une conversation, chercher ses mots ou oublier pourquoi on est entré dans une pièce : avec les années, ces situations deviennent presque banales. Et pourtant, certaines ne sont pas si anodines qu’elles en ont l’air. Selon les spécialistes, les premiers signaux d’un déséquilibre cognitif passent souvent inaperçus ou sont volontairement minimisés. Or, un indice en particulier mérite toute notre attention, car il peut faire la différence entre un simple oubli et un véritable signal d’alerte.

Pourquoi les premiers signes sont souvent ignorés

Avec l’âge, on s’attend presque à avoir quelques trous de mémoire. Résultat : on relativise, on plaisante, on se rassure en se disant que « c’est normal ». Le principal facteur de risque reste effectivement l’avancée en âge, bien avant l’hérédité.
Le problème, c’est qu’il existe un phénomène bien connu des professionnels : la difficulté à percevoir soi-même ses propres changements. Autrement dit, on ne se rend pas toujours compte que quelque chose évolue ou l’on préfère ne pas y penser.

Le ressenti personnel compte plus qu’on ne le croit

Pourtant, certains ressentis méritent d’être pris au sérieux. La neuropsychologue Mary Sano, directrice d’un centre de recherche à Mount Sinai, observe souvent ce scénario : des personnes sentent qu’elles « fonctionnent moins bien » alors que leur entourage ne remarque rien.
Se sentir plus lent, plus confus, ou avoir l’impression d’être « embrumé » lors de tâches habituelles n’est pas à balayer d’un revers de main. Même en l’absence de signe évident lors des échanges quotidiens, ce ressenti intérieur est un message important à écouter.

Le signal le plus parlant selon les spécialistes

Mais le signe que cette experte juge le plus révélateur ne vient pas forcément de la personne concernée. Il vient… des proches.
Lorsque quelqu’un de l’entourage exprime une inquiétude – « Tu répètes souvent », « Tu sembles plus perdu qu’avant », « Tu gères moins bien certaines choses » –, il est essentiel d’y être ouvert. Dans les phases précoces, ce regard extérieur constitue souvent le premier véritable signal d’alarme. L’objectif n’est pas de s’inquiéter à tort, mais d’éviter le déni et de réagir à temps.

Les changements du quotidien à observer attentivement

Certains indices reviennent fréquemment et doivent inviter à la vigilance, surtout lorsqu’ils s’installent dans la durée. Par exemple, ne plus se souvenir de ce que l’on a fait quelques heures auparavant ou perdre le fil de sa routine matinale.
Les répétitions sont également parlantes : raconter plusieurs fois la même histoire ou poser les mêmes questions à intervalles rapprochés. Autre détail révélateur : retrouver des objets dans des endroits totalement inhabituels, sans se souvenir de les y avoir déposés.

Quand l’humeur devient un indice à part entière

L’aspect émotionnel joue aussi un rôle clé. Certaines personnes deviennent plus anxieuses, plus irritables ou plus facilement frustrées face à leurs propres performances. Cette nervosité peut traduire une inquiétude diffuse, difficile à formuler, mais bien réelle.
Enfin, un domaine très concret est souvent touché assez tôt : la gestion de l’argent. Oublier de régler des factures, perdre le fil de son budget ou se sentir dépassé par des tâches financières simples doit alerter.

Que faire face à ces signaux ?

L’objectif n’est jamais de poser un diagnostic seul, mais d’ouvrir le dialogue. Parler à un professionnel de santé permet de faire le point, de rassurer quand c’est possible et d’agir plus tôt si nécessaire. Une prise en charge précoce aide à mieux comprendre ce qui se passe et à adapter le quotidien en douceur.

Écouter son intuition, mais aussi celle de ses proches, reste l’un des gestes les plus précieux pour préserver sa mémoire et son équilibre cognitif à long terme.