J’ai passé 12 ans à travailler sur des enquêtes d’enfants disparus, et voici les 5 règles de sécurité que j’ai instaurées à la maison

Publié le 2 février 2026
J’ai passé 12 ans à travailler sur des enquêtes d’enfants disparus, et voici les 5 règles de sécurité que j’ai instaurées à la maison

Personne n’aime imaginer le pire. Et pourtant, quand on est parent, une petite inquiétude s’invite parfois sans prévenir : dans un magasin bondé, à la sortie de l’école, en vacances… Et si mon enfant se retrouvait seul, désorienté, ou face à une situation inconfortable ? Plutôt que de laisser l’angoisse prendre toute la place, certaines familles choisissent une autre voie : celle de la prévention douce, concrète et rassurante, transmise comme une évidence à la maison, pour renforcer la sécurité des enfants au quotidien.

Transformer l’inquiétude en repères clairs

C’est le parti pris d’une femme dont le témoignage, relayé par une créatrice de contenu sur Instagram, a beaucoup fait réagir. Après douze années passées à travailler sur des situations impliquant des enfants portés disparus, elle a fait un choix fort : ne pas vivre dans la peur, mais poser des règles simples, répétées et intégrées au quotidien familial. L’idée n’est pas d’alarmer, mais de donner aux enfants des réflexes clairs, comme on leur apprend à regarder avant de traverser.

Règle n°1 : un adulte ne demande pas de l’aide à un enfant

C’est sans doute la plus facile à retenir, et pourtant l’une des plus efficaces. À la maison, le message est limpide : un adulte qui a besoin d’aide s’adresse à un autre adulte, jamais à un enfant, quel que soit le prétexte. Cette règle agit comme un filtre automatique et permet à l’enfant d’identifier immédiatement une situation qui ne lui appartient pas.

Règle n°2 : les secrets doivent toujours pouvoir être racontés

Dans cette famille, toute phrase commençant par « ne le dis pas à tes parents » est considérée comme un signal d’alerte. En parallèle, un cadre rassurant est posé : dire la vérité n’entraîne ni colère ni punition. Résultat : l’enfant comprend qu’il peut tout raconter, même s’il se sent confus ou mal à l’aise. Cette liberté de parole favorise la prévention familiale et renforce la confiance.

Règle n°3 : savoir précisément à qui demander de l’aide

Se perdre est une situation stressante, même pour un adulte. Pour éviter les décisions prises dans la panique, la consigne est très concrète : si l’enfant ne retrouve plus ses parents, il demande de l’aide à une femme accompagnée d’un enfant ou à un parent avec une poussette. Cette précision réduit l’hésitation et donne un plan clair à suivre, même lorsque l’émotion monte.

Règle n°4 : le droit de dire non, sans expliquer

Dire non, clairement, sans se justifier : cette règle est répétée régulièrement. Pas besoin d’être poli à tout prix ni de répondre pour faire plaisir. Si quelqu’un insiste, propose quelque chose ou met la pression, l’enfant peut refuser et s’éloigner. Cette autorisation explicite enlève un poids important : celui de devoir être « sage » en toutes circonstances.

Règle n°5 : ne jamais rester silencieux si quelque chose ne va pas

La dernière règle est sans détour : en cas de problème, on fait du bruit, on attire l’attention et on cherche de l’aide immédiatement. Peu importe le regard des autres ou la peur de déranger. À la maison, on rappelle que la sécurité passe toujours avant la gêne ou la discrétion, et que demander de l’aide n’est jamais une faute.

Ces règles n’éliminent pas tous les risques, mais elles offrent aux enfants un repère essentiel : la confiance en leur instinct et le droit de se protéger, simplement.