Les psys sont catégoriques : les personnes les plus intelligentes évitent toujours cette tâche ingrate à la maison

Avouez-le : cette pile de papiers sur la table, ce fauteuil qui sert de penderie improvisée ou ce bureau en joyeux bazar vous ont déjà valu quelques soupirs agacés. Pourtant, et si ce désordre n’était pas un défaut… mais un indice ? Selon plusieurs experts en psychologie, les personnes les plus intelligentes et créatives entretiennent souvent un rapport très particulier avec une tâche ménagère bien précise. Une corvée qu’elles évitent, non par flemme, mais pour des raisons bien plus profondes liées à leur façon de penser.
Le rangement : cette tâche que les esprits brillants repoussent

Si l’on en croit certaines recherches en psychologie, les personnes dotées d’une grande intelligence ou d’une forte créativité ont tendance à éviter… le rangement. Mettre de l’ordre dans la maison, aligner chaque objet à sa place, trier méthodiquement peut leur sembler inutile, voire contre-productif.
La raison ? Leur esprit fonctionne autrement. Là où d’autres ont besoin d’un environnement impeccable pour se sentir apaisés, ces profils cognitifs s’épanouissent dans ce que l’on pourrait appeler un « désordre organisé », souvent associé à une intelligence créative assumée.
Ce que dit la psychologie sur le désordre

La psychologue américaine Kathleen Vohs, chercheuse à l’Université du Minnesota, s’est penchée sur le lien entre environnement et fonctionnement mental. Ses travaux montrent qu’un cadre désordonné peut stimuler la créativité et encourager une pensée moins conventionnelle.
Ne pas ranger systématiquement permettrait ainsi de s’affranchir des normes, de sortir des cadres habituels et de générer des idées plus originales. En clair, refuser l’ordre strict, c’est parfois refuser aussi la pensée rigide.
Un cerveau trop occupé pour penser au ménage
Autre point clé mis en avant par les spécialistes : les personnes très intelligentes sont souvent profondément absorbées par leurs pensées. Analyser, imaginer, réfléchir, créer… tout cela mobilise une grande partie de leur énergie mentale. Résultat : l’environnement matériel passe au second plan.
Le ménage, le rangement ou l’ordre visuel n’apportent pas suffisamment de stimulation intellectuelle pour retenir leur attention. Ces tâches ne sont donc réalisées que lorsqu’elles deviennent réellement indispensables, ce qui alimente parfois ce désordre organisé si souvent mal compris.
Un désordre… qui a pourtant sa logique
Attention, désordre ne veut pas dire chaos total. Contrairement aux idées reçues, les personnes intelligentes savent parfaitement où se trouvent leurs affaires. Simplement, cette organisation n’est lisible que pour elles. Chaque objet a sa place, même si elle n’obéit à aucune logique apparente pour les autres.
Ce fonctionnement peut agacer l’entourage, mais il est souvent parfaitement efficace au quotidien pour la personne concernée.
Ordre, conformisme et créativité
Les expériences menées par Kathleen Vohs ont également montré que l’environnement influence nos comportements. Placés dans une pièce très rangée, les participants avaient tendance à faire des choix plus classiques et plus prudents. À l’inverse, un espace désordonné favorisait l’audace, la nouveauté et une prise de risques mesurée.
Autrement dit, l’ordre encourage le conformisme, tandis que le désordre ouvre la porte à l’innovation. Une conclusion qui rejoint cette célèbre réflexion attribuée à Albert Einstein : « Si un bureau encombré est le signe d’un esprit encombré, que dire d’un bureau vide ? »
Faut-il arrêter de ranger pour autant ?
Évidemment, il ne s’agit pas de glorifier la négligence ou de vivre dans un désordre permanent. Tout est question d’équilibre. Si votre environnement vous stresse ou vous freine, un minimum d’organisation peut être bénéfique.
Mais si votre léger bazar vous rassure, stimule votre imagination et ne nuit pas à votre bien-être, inutile de culpabiliser. Votre cerveau fonctionne peut-être simplement différemment.
Finalement, éviter le rangement n’est pas toujours un signe de laisser-aller : chez certaines personnes, c’est surtout la preuve que l’esprit préfère créer, réfléchir et explorer plutôt que plier des vêtements.









