Il débourse 300 euros pour une langouste dans un restaurant des Alpes-Maritimes… et la rejette à la mer

Publié le 5 novembre 2026
Il débourse 300 euros pour une langouste dans un restaurant des Alpes-Maritimes… et la rejette à la mer

Il était venu fêter un anniversaire au restaurant. Il en est reparti avec une langouste vivante sous le bras, après avoir réglé 300 euros au serveur. Derrière ce geste pour le moins inhabituel se trouve Stéphane Lamart, président d'une association de défense des animaux, qui a vécu le 9 août dernier une soirée qu'il n'était pas près d'oublier sur la Côte d'Azur.

Un dîner d’anniversaire qui tourne autrement que prévu

Ce dimanche soir, Stéphane Lamart est attablé avec une amie au restaurant Loulou Pirate, à Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes. Comme dans de nombreux établissements du littoral, la serveuse présente la pêche du jour aux clients : poissons et crustacés, dont une langouste encore bien vivante. Pour Lamart, ce moment est un choc. Loin de considérer l’animal comme un mets à savourer, il le décrit comme une véritable « scène d’horreur ».

« Sa vision m’était insupportable, confie-t-il à France 3 Côte d’Azur. On m’a annoncé qu’il était à 10 euros le gramme : j’étais profondément choqué qu’on puisse décider ainsi que la vie d’un animal vaut 300 euros. » Sa décision est prise en quelques instants : il achète la langouste, non pour la manger, mais pour lui rendre la liberté.

Une langouste achetée pour être rendue à la Méditerranée

La serveuse, décrite comme « interloquée », apprend donc que la langouste ne finira pas dans une assiette ce soir-là. Les 300 euros sont réglés, et le crustacé quitte le restaurant vivant. Direction la mer Méditerranée, où l’animal est remis à l’eau.

Végétarien et militant de longue date — il préside son association depuis l’an 2000 —, Stéphane Lamart précise cependant qu’il n’entend pas imposer son mode de vie aux restaurateurs ni réclamer la suppression des produits de la mer sur les cartes. Ce qui le préoccupe, ce sont les conditions dans lesquelles les crustacés sont mis à mort avant d’être servis. « J’aimerais déjà que les crustacés soient étourdis avant d’être ébouillantés », insiste-t-il.

Une action pour dénoncer le sort réservé aux crustacés vivants

Une fois au bord de l’eau, la langouste est relâchée. Ce qu’elle est devenue ensuite reste inconnu : impossible de savoir si elle a survécu après sa remise en liberté. Stéphane Lamart préfère s’en tenir à ce qu’il a pu offrir à l’animal. « Mais au moins je lui ai laissé une seconde chance pour vivre », se réjouit-il.

Cette scène n’est pas totalement inédite pour le défenseur des animaux. En 2024 déjà, il avait acheté trois homards exposés dans la vitrine d’un restaurant de Menton pour les remettre en liberté. Deux ans plus tard, la langouste de Roquebrune-Cap-Martin s’inscrit dans cette même démarche, qu’il revendique pleinement.

Derrière les 300 euros dépensés, son geste vise avant tout à braquer les projecteurs sur le sort réservé aux crustacés vivants dans certains restaurants, et sur les pratiques entourant leur mise à mort.