Louise Montagnon : « J’étais très très à gauche » — comment la jeune militante a totalement changé de cap politique

Publié le 23 octobre 2026
Louise Montagnon : "J'étais très très à gauche" — comment la jeune militante a totalement changé de cap politique

À 22 ans, elle est aujourd'hui une figure de la droite étudiante. Pourtant, Louise Montagnon n'a pas toujours eu ces convictions. Invitée d'Europe 1, elle a raconté avec une franchise désarmante comment son regard politique s'est transformé du tout au tout. Entre disputes familiales, premier bulletin de salaire et blocage d'université… son parcours est bien plus nuancé qu'il n'y paraît.

« J’étais très très à gauche » : quand Louise assumait d’autres idées

Difficile d’imaginer Louise Montagnon défendre aujourd’hui les mêmes positions qu’à l’adolescence. Et pourtant. La jeune femme l’avoue sans détour : elle était autrefois fermement ancrée à gauche, « au plus grand désarroi de mon grand frère », militaire de son état. Elle reconnaît lui avoir tenu des propos très durs à l’époque, notamment sur les forces de l’ordre. Une période qu’elle regarde aujourd’hui avec un certain recul, presque de l’étonnement.

Pour expliquer cette phase, elle pointe aussi ses habitudes médiatiques. * »J’étais droguée au service public. Finalement, je ne regardais que ça »*, confie-t-elle. Une formule qui fait sourire, mais qui dit beaucoup sur l’influence que l’on accorde, souvent sans s’en rendre compte, aux sources d’information qui nous entourent au quotidien.

Le déclic bordelais : salaire, études et désillusion militante

Le vrai tournant, Louise le situe très précisément. C’est à Bordeaux, en commençant à travailler en parallèle de ses études, que les premières questions sérieuses ont surgi. Elle attendait un salaire d’un peu plus de 2 000 euros. Elle en a reçu environ 1 700. Pas de catastrophe, mais une surprise suffisante pour la pousser à se demander : où va cet argent, exactement, et à quoi sert-il vraiment ?

Ce questionnement sur les prélèvements et le fonctionnement des services publics a visiblement ouvert une brèche. Et puis il y a eu le blocage de son université, en mars 2023. Une action militante qui, loin de la fédérer, l’a au contraire éloignée de certains modes d’action. * »Je voulais juste passer mon diplôme »*, résume-t-elle simplement. On la comprend.

Mélenchon, Attal, Hanouna : une visibilité inattendue

C’est dans ce contexte de rupture progressive que s’inscrivent ses mots, assez cash, sur Jean-Luc Mélenchon. * »Mélenchon, en fait, c’est vraiment une secte »*, lâche-t-elle sur Europe 1. Une formulation volontairement percutante, qui résume à elle seule la distance parcourue.

Sa trajectoire a pris une dimension publique après un échange remarqué avec Gabriel Attal sur LCI début octobre. Cet échange lui a notamment valu une proposition de Cyril Hanouna pour rejoindre son émission. Louise Montagnon a décliné, préférant rester concentrée sur son engagement politique.

Ce qui est frappant dans son récit, c’est justement ça : elle ne présente pas son changement de convictions comme une conséquence de sa récente notoriété. Elle le relie à des expériences très concrètes, vécues sur les bancs de la fac et face à sa fiche de paie.

La vraie vie, finalement, reste le meilleur des professeurs.