Vous êtes épuisée en permanence ? Une psychologue explique pourquoi c’est tout à fait normal

Vous dormez bien, vous ne travaillez pas plus que d'habitude, et pourtant… cette fatigue est là. Persistante, sourde, inexplicable. Vous regardez autour de vous et c'est la même chose : vos amies, vos collègues, votre sœur — tout le monde semble tourner au ralenti. Alors forcément, on se demande ce qui ne va pas. Et si la réponse venait d'une psychologue spécialisée dans le bien-être émotionnel ? Naomi Holdt a mis des mots précis sur ce que des millions de personnes ressentent en ce moment. Et honnêtement, ça fait du bien à lire.
On a traversé un choc collectif… sans vraiment s’en remettre
On a beau faire semblant que tout est revenu à la normale, notre corps, lui, n’est pas dupe. Ces deux dernières années ont été intenses : stress, incertitude, surcharge mentale, bouleversements du quotidien… On a vécu quelque chose d’historique, d’épuisant, et on n’a jamais vraiment pris le temps de le digérer.
Comme le souligne Naomi Holdt, personne n’a abordé la suite avec les batteries rechargées. La plupart d’entre nous ont enchaîné les mois en mode survie, sans jamais souffler vraiment. Et ça, ça laisse des traces.
On a voulu tout rattraper… trop vite
Dès que la vie a repris son cours, on s’est jetées dans le mouvement. Retour au bureau à plein régime, agenda bien rempli, soirées, voyages, projets en pagaille… Comme si bouger plus vite allait effacer tout ce qu’on venait de traverser.
C’est humain. On voulait compenser, retrouver la légèreté d’avant. Sauf que notre corps, lui, n’avait pas encore récupéré. Notre cerveau non plus. On a accéléré alors que tout, à l’intérieur, était encore en vrac.
Notre système nerveux n’a pas suivi
Pendant des mois, notre organisme a fonctionné en état d’alerte permanent. Toujours prêt à réagir, toujours sur le qui-vive. Et quand le calme est revenu en apparence, notre système nerveux, lui, continuait de gérer l’impact du choc en silence.
Le résultat, c’est cette fatigue profonde et tenace que même une longue nuit de sommeil ne suffit pas à effacer. Un cerveau surchargé. Des émotions qui débordent parfois sans prévenir. Un moral qui peine à remonter. Ce n’est pas « dans la tête » — c’est une réaction tout à fait normale après une longue période de tension intense.
Ce que vous ressentez est parfaitement légitime
Naomi Holdt est claire là-dessus : cette fatigue a une explication logique. On a porté quelque chose de lourd, d’invisible, et de très long. Et même si on avance, même si on fait « comme si », le corps n’a rien oublié.
Beaucoup d’entre nous sont tombées dans la fuite en avant, sans s’accorder le temps de souffler, de ressentir, de guérir doucement. Cette lassitude n’a rien à voir avec un manque de motivation ou de volonté. C’est simplement le signe qu’on a tenu bon trop longtemps, et que maintenant, le corps présente la note.
Ce qu’on peut faire : ralentir, respirer, se donner du répit
La bonne nouvelle ? Il est encore temps de changer de rythme. Pas besoin de tout révolutionner : quelques petits rituels doux suffisent à amorcer la récupération. Une promenade sans téléphone. Dix minutes de lecture avant de dormir. Un vrai moment rien qu’à soi, sans culpabilité.
Se reposer, c’est pas de la paresse — c’est de la sagesse.
Prenez soin de vous, parce que vous le méritez vraiment.








