Robby Benson, l’idole des années 70 : à 69 ans, son incroyable renaissance vous va droit au cœur
Il y a des visages qu'on n'oublie pas. Robby Benson était de ceux-là : des yeux bleus magnétiques, un charme naturel, une présence qui faisait battre les cœurs dans toutes les salles de cinéma des années 70. Mais que devient-on quand la gloire s'éloigne, que la santé vacille et que la vie impose ses propres règles ? La réponse de cet acteur américain est, franchement, une vraie leçon d'élégance et de courage.
Quand le jeune premier conquérait Hollywood
Né en 1956, Robby Benson n’a pas traîné pour se faire remarquer. À seulement 17 ans, il vend son premier scénario. Quelques années plus tard, il coécrit et tient le rôle principal de *One on One*, qui le propulse sous les projecteurs d’Hollywood. Le film *Ice Castles* enfonce le clou : il devient LE visage sensible, romantique, que tout le monde s’arrache.

Pendant que beaucoup de ses collègues profitaient des fêtes de Los Angeles, lui préférait écrire, étudier la mise en scène, construire quelque chose de solide. Une discrétion qui en dit long sur sa vraie nature.
Un combat silencieux mené avec une force rare
Derrière l’image lisse du beau gosse se cachait pourtant une bataille très personnelle. Dès l’âge de 20 ans, Robby Benson apprend qu’il souffre d’un problème cardiaque congénital. Sa première opération a lieu en 1984. Trois autres suivront au fil des décennies.

Chaque intervention aurait pu le briser. Au lieu de ça, il en a tiré une matière précieuse : un livre, *I’m Not Dead…Yet*, dans lequel il raconte son parcours avec une honnêteté touchante. Il y parle aussi de l’importance de bouger, courir, nager — pas pour la performance, mais pour rester ancré dans son corps et dans sa tête.
Se réinventer, encore et encore
Loin des plateaux physiquement éprouvants, Robby Benson a trouvé une nouvelle voie artistique : le doublage. Et pas n’importe lequel. C’est lui qui prête sa voix à la Bête dans le dessin animé Disney *La Belle et la Bête*. Une carrière entière dans un seul rôle — et quel rôle.
Mais ce n’est pas tout. Il enseigne dans plusieurs universités américaines, transmet sa passion à de jeunes étudiants, et signe la réalisation d’épisodes de séries cultes comme *Friends* ou *Ellen*. La création, sous toutes ses formes, reste son oxygène.
La vie simple, le vrai luxe
En 2002, grande décision : Robby Benson tourne le dos à Los Angeles et s’installe avec sa famille dans une ferme en Caroline du Nord. Le calme de la nature, loin de l’agitation des studios, lui redonne le goût de l’écriture. Il publie *Who Stole the Funny?*, une plongée savoureuse et humoristique dans les coulisses de la télévision.

À ses côtés depuis plus de quarante ans : l’actrice et chanteuse Karla DeVito, rencontrée sur scène. Ensemble, ils ont élevé deux enfants, Lyric et Zephyr, tous deux attirés par le monde artistique.

À 69 ans, Robby Benson rayonne toujours — et sa plus belle œuvre, c’est clairement la vie qu’il a choisie de construire.









