61% des femmes de la Gen Z explorent des pratiques intimes que leurs mères n’auraient jamais osé imaginer, selon une étude Ifop

Publié le 22 juillet 2026

Une étude publiée en mars 2026 par l'Ifop pour JOYclub vient de mettre en lumière un vrai fossé entre les générations. Côté intimité, les jeunes Françaises de moins de 35 ans semblent avoir totalement réinventé les règles du jeu. Des chiffres qui font réfléchir, des témoignages qui étonnent… et une question qui se pose naturellement : jusqu'où va cette liberté nouvelle, et d'où vient-elle vraiment ?

La Gen Z et l’intimité : des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

L’étude est formelle : 61% des femmes de moins de 35 ans déclarent avoir déjà expérimenté des jeux intimes intenses et consentis, contre 30% pour l’ensemble des Français. Un écart impressionnant, qui illustre une véritable rupture culturelle entre les générations.

Et ce n’est pas tout. Parmi les pratiques citées :

42% ont déjà reçu une fessée (contre 33% au global) – 37% ont expérimenté des jeux de domination légère, contre 13% au global – 21% ont déjà pratiqué le bondage – 55% utilisent des accessoires intimes avec un partenaire, contre 45% en moyenne

Pour comparaison, en 1996, seules 6% des Françaises utilisaient un accessoire intime en couple. Aujourd’hui, elles sont 43%. En trente ans, tout a changé.

Ce fantasme tabou chez les plus de 50 ans est pratiqué par 61% des femmes de la Gen Z, selon une étude Ifop

Le « Soft Kink » : une tendance de fond, pas une lubie passagère

Ce mouvement a même un nom. Le Soft Kink désigne une exploration encadrée, consentie, loin de tout extrême. Louiza Papadopoulou, international marketing manager de JOYclub, l’explique très bien : * »Ce n’est pas une mode, c’est une maturité. Les jeunes femmes cherchent la confiance, pas l’extrême. »*

Les données internes de la plateforme le confirment : les jeunes femmes privilégient des pratiques accessibles — bandeau sur les yeux, fessée légère, bondage doux — toujours dans un cadre de confiance mutuelle. Les pratiques jugées trop radicales, elles, restent très largement rejetées par cette génération.

Exploratrice, oui. Imprudente, non.

Pourquoi un tel écart avec les générations précédentes ?

Pour les femmes qui ont aujourd’hui la cinquantaine, l’image est frappante : ce que leurs filles pratiquent sans détour aurait été, à leur âge, difficilement avouable — même en couple. Le BDSM restait cantonné à des cercles très codifiés, loin du quotidien.

Les sexologues pointent notamment l’influence croissante des contenus en ligne dans la construction des imaginaires des jeunes générations, un phénomène que leurs aînées n’ont pas connu au même âge. Internet a changé la donne, et avec lui, la façon dont on parle — ou dont on ose parler — de ses désirs.

Ce fantasme tabou chez les plus de 50 ans est pratiqué par 61% des femmes de la Gen Z, selon une étude Ifop

Un chemin parcouru en silence… puis en lumière

Une enquête Inserm-Ined de 2006 révélait qu’une personne de plus de 50 ans sur trois se déclarait insatisfaite de sa vie intime. En 2014, 46% des femmes de plus de 50 ans déclaraient ne plus avoir de vie intime du tout. Des chiffres qui disent beaucoup sur le poids du silence et des tabous dans lesquels la génération X a grandi.

Ce contraste avec la Gen Z n’est donc pas anodin. Il raconte une libération progressive, une parole qui se délie, une intimité qui s’assume — avec ses propres règles, ses propres limites, et surtout, beaucoup plus de dialogue.

La vraie révolution, finalement, c’est peut-être juste ça : oser se parler.