« Je me suis écroulée » : la mère et la fille qui accusent le principal suspect de la disparition de Lyhanna

Une mère et sa fille témoignent après avoir déposé plainte en 2025 dans une affaire toujours en cours d’enquête. Elles reviennent sur leur parcours, leur attente et les difficultés d’une procédure qu’elles jugent longue, alors que l’affaire Lyhanna continue de susciter de nombreuses interrogations.
Une plainte déposée plusieurs mois avant la disparition de Lyhanna, un dossier toujours en cours d’enquête et une famille qui cherche des réponses. Alors que l’affaire de la jeune Lyhanna continue de susciter une vive émotion, Rosa et sa mère Audrey ont accepté de prendre la parole. Elles racontent les événements qui les ont conduites à saisir les autorités à l’été 2025 et expriment leur incompréhension face à une procédure qu’elles jugent particulièrement longue. Un témoignage qui met en lumière l’attente difficile vécue par certaines familles confrontées à des démarches judiciaires complexes.
Une adolescente qui décide de parler

Rosa, aujourd’hui âgée de 12 ans, connaissait bien Jérôme Barella. Amie avec ses filles, elle se rendait régulièrement à son domicile pour partager des moments avec elles.
Au fil du temps, certains changements dans son comportement attirent toutefois l’attention de ses proches. La jeune fille commence notamment à poser davantage de questions sur des sujets habituellement peu abordés à son âge. Une situation qui pousse son entourage à engager le dialogue avec elle.
Selon Audrey, sa mère, c’est au cours d’une conversation avec son ancien compagnon que l’adolescente évoque pour la première fois des faits particulièrement préoccupants.
Cette révélation provoque un choc au sein de la famille.
« Je me suis écroulée », confie Audrey au sujet de ce moment qu’elle n’oubliera jamais.
Aujourd’hui encore, Rosa explique traverser une période difficile.
« Ça ne va pas, mais devant les autres je fais comme si ça allait », témoigne-t-elle.
Des inquiétudes grandissantes pour la famille
Après cette première confidence, Audrey affirme avoir commencé à observer certains comportements qu’elle jugeait inhabituels dans les échanges entre Jérôme Barella et sa fille.
Elle évoque notamment des appels fréquents, des messages répétés et une attention qu’elle considère excessive. Lorsque la mère décide de demander des explications, elle affirme que ses inquiétudes sont rejetées.
Selon son témoignage, cette situation a créé un climat de tension important autour de l’enfant. Dans un premier temps, Rosa revient même sur ses déclarations.
Mais quelques mois plus tard, Audrey dit avoir acquis la conviction que sa fille avait relaté la réalité de ce qu’elle avait vécu. La jeune fille lui aurait alors livré un récit plus détaillé des faits mentionnés dans la plainte.
Pour la mère, ces échanges renforcent sa détermination à entreprendre des démarches officielles afin que les faits puissent être examinés par les autorités compétentes.
Une plainte déposée en août 2025
Face à la situation, Audrey décide de saisir la gendarmerie. En août 2025, elle dépose plainte avec sa fille.
Dans le cadre de l’enquête, l’adolescente est entendue par les enquêteurs et bénéficie également d’un suivi médical. Pour la famille, cette étape marque le début d’un processus destiné à faire toute la lumière sur les accusations formulées.
Mais les mois passent et Audrey estime que le dossier n’avance pas suffisamment vite.
Elle explique avoir tenté à plusieurs reprises d’obtenir des informations sur l’état d’avancement des investigations afin de comprendre où en est la procédure.
Cette attente nourrit progressivement un sentiment de frustration et d’incompréhension.
Une enquête toujours en cours
Selon les informations communiquées par BFMTV, le parquet de Toulouse a été informé de la plainte en octobre 2025 avant de transmettre le dossier au parquet d’Auch, territorialement compétent.
La procureure de la République d’Auch indique que la plainte est arrivée dans ses services en décembre 2025. Quelques semaines plus tard, la brigade de gendarmerie de Fleurance a été chargée de poursuivre les investigations.
À ce stade, les vérifications se poursuivent et l’enquête reste en cours.
Pour Audrey, cette situation demeure difficile à accepter. Elle estime qu’un traitement plus rapide du dossier aurait pu permettre d’obtenir certaines réponses plus tôt. Alors que l’affaire Lyhanna continue de mobiliser les enquêteurs, la famille attend désormais que toute la lumière soit faite sur les éléments portés à la connaissance de la justice.









