À 39 ans, atteinte d’un cancer du côlon en phase terminale, elle révèle le signe qu’elle aurait dû prendre au sérieux

Publié le 25 février 2026

On a toutes déjà repoussé un rendez-vous médical en se disant que « ça va passer ». Entre le travail, les enfants et un quotidien chargé, il est facile de minimiser une douleur ou une fatigue inhabituelle. Pourtant, certains signaux méritent toute notre attention. Le témoignage de Krystal Maeyke, 39 ans, rappelle combien l’écoute de son corps peut être déterminante.

Une vie saine… et des douleurs persistantes

Krystal, maman australienne active et sportive, menait une vie qu’elle considérait équilibrée : alimentation variée, activité physique régulière, rythme soutenu.
Puis des douleurs intenses dans le bas-ventre sont apparues. Au départ, elle pense à une intolérance alimentaire ou à un trouble digestif passager. Les premiers examens ne révèlent rien d’inquiétant. Rassurée, elle poursuit sa routine.
Mais les douleurs continuent, parfois au point de l’obliger à s’allonger. Elle tente de les soulager avec une bouillotte, persuadée qu’il s’agit d’un inconfort bénin.

Le signe qu’elle aurait dû prendre au sérieux

Avec le recul, Krystal identifie un symptôme clé : des douleurs abdominales répétées, inhabituelles pour elle, qui ne disparaissaient pas malgré des ajustements alimentaires.
Une douleur persistante, surtout lorsqu’elle s’intensifie ou perturbe les activités quotidiennes, justifie un suivi médical approfondi. Lorsque l’inconfort dure plusieurs semaines, il est important de réévaluer la situation.
Dans son cas, des examens complémentaires ont finalement révélé un Cancer colorectal à un stade avancé.

D’autres signaux qu’elle a minimisés

En plus des douleurs, Krystal souffrait de sueurs nocturnes marquées. Elle se réveillait trempée, contrainte de changer de vêtements et parfois de draps. Pensant que la chaleur ou le stress en étaient responsables, elle n’a pas immédiatement fait le lien.
Or, des sueurs nocturnes inhabituelles, une fatigue persistante ou des modifications prolongées du transit peuvent constituer des symptômes du cancer colorectal ou d’autres pathologies nécessitant un avis médical.
Il ne s’agit pas de s’alarmer au moindre signe, mais d’être attentive à ce qui change durablement par rapport à son état habituel.

Pourquoi ces signes passent-ils inaperçus ?

La vie moderne conduit souvent à faire passer les besoins des autres avant les siens. Beaucoup de femmes, notamment les mères de famille, reportent leurs propres consultations médicales.
On cherche des explications rassurantes, on espère une amélioration spontanée. Pourtant, lorsqu’ un symptôme :

  • dure plusieurs semaines,
  • s’intensifie,
  • ou s’accompagne d’autres changements inhabituels,

il est recommandé de consulter à nouveau.
Demander un second avis médical n’est jamais excessif. C’est une démarche prudente et responsable.

Un message de vigilance et d’espoir

Aujourd’hui, Krystal partage son expérience pour sensibiliser d’autres femmes. Son objectif n’est pas d’inquiéter, mais d’encourager à ne pas banaliser une douleur persistante ou un changement inhabituel.
Le cancer colorectal peut concerner des personnes relativement jeunes, même sans facteur de risque identifié. La prévention, la consultation précoce et les examens adaptés améliorent les chances de prise en charge efficace.
Prendre rendez-vous, poser des questions, demander des explorations complémentaires si le doute persiste : ces démarches simples peuvent faire une réelle différence.
Au milieu des responsabilités familiales et professionnelles, la santé ne devrait jamais être reléguée au second plan.
S’écouter n’est pas de l’inquiétude excessive, c’est une forme de respect envers soi-même et envers ceux qui comptent sur nous.